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Vol. II.
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I.ih. II. de

Divinat.Cil. 24.

MinuciusCh. 2 J.

Ch. 47.

DÉFENSE

Cette discussion suffit pour faire voir le peu de solidité' des argumens du Chevalier.II me reste à parler des dates alléguées dans Thistoire de la guerre d’Afrique, & de leurprétendu rapport avec le calendrier Julien. C’est proprement l’objet le plus important detout le raisonnement du critique, dont le but est de justifier les reproches qu'il me fait,& auxquels le public doit le beau dessein de Phémispljere céleste dont il a embelli son ou-vrage, ainfi que ion admirable dissertation d’Astronomie sur les Pleyades.

Lorsque César de retour de ses glorieuses expéditions en Gréce, en Egypte & enAsie, se prépara en Italie à la guerre que les débris du parti Républicain lui avoient susci-tée en Afrique, le grand Aruípice Pavertit solemnellement, de ne pas passer la meravant le solstice d’hyver, s’il ne vouloit s’exposer à de plus grands revers. Mais Césarau defíus de toute superstition hâta ses préparatifs avec toute la diligence imaginable, &transporta la plus grande partie de lés troupes, de la Sicile en Afrique longtemps avantle solstice & le temps fixé par l’haruspice. Cicéron nous rapporte cette circonstance, &après lui Minucius Félix & plusieur; autres auteurs. Consultant cependant l’histoire deHirtius, fur le jour de Rembarquement de César, 011 voit que ce fut le VI>ne avant lescalendes de Janvier ou le 2.5. de Decembre, & que ce jour étant rapporté selon l’hypo-thése de mon critique au nouveau calendrier Julien, César se seroit mis en mer cinq joursaprès le solstice. Cicéron quoique contemporain auroit donc dit une fauííèté eû égardà un fait que personne ne pouvoit ignorer. Mais admettant que Hirtius n’a pas corrigéla date pour la conformer au nouveau stile, on verra que ce 2 J. Decembre répond au3 1. d’Octobre, & que César passa en Afrique près de sept semaines avant le solsticed’hyver, ainsi que tous les auteurs l’assurent. Cet argument suffiroit seul pour faire rejet-ter le singulier paradoxe du critique.

Mais j’y en ajouterai encore un autre austi fort & aussi convaincant que celui - ci.C’est qu’on lit dans les lettres de Cicéron, dans Dion, Appien, Plutarque &c. que Cé-sar se hâta si fort de porter la guerre en Afrique, qu’il quitta même Rome avant la fin deTannée. Hirtius dit qu’il arriva déjà le 20. de Decembre à Lilybée en Sicile. Mais levrai jour du nouvel an tombant dans cette année de confusion, selon le système du Che-valier, dans le mois de Mars, ne s’ensuivroit-il pas que Hirtius seroit en contradiction avectous les auteurs de l'antiquité, supposez que les dates qu’il allègue, fussent du nouveaustile? Telles font les incongruités qu’on risque d’avancer, lors qu’on s’ingére à faire lesavant & le docteur dans des matières dont on n’a que des idées confuses.

Mon critique auroit du se défier de son hypothèse, en réfléchissant à la difficultéqu'il trouvoit à concilier les époques rapportées au nouveau stile, avec la fuite des évé-nemens & avec les caractères des temps que Hirtius marque quelquefois. Cet auteur ditqu’apres la retraite des Pleyades il s’éleva pendant la nuit un furieux orage mêlé de•grêle & d e P lu ye, q u * m it fur les dents l’armée de Céíkr dépourvue de tentes & d’au-tres commodités. Personne n’a jamais douté de ce que les anciens ont entendu par lelever & le coucher des Pleyades. Ovide, Pline, Columelle, Végéce & une foule d’au-tres auteurs nous marquent qu’on regardoit la premiere apparition de cette constellation,

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