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Vol. II.
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DES MÉMOIRES MILITAIRES. 545

comme le signe, ou même comme la cause du beau temps, ainsi que fa révolution ou lemoment auquel elle diíparoiíloit, comme le présage des. tempêtes & du mauvais temps..

Pline met le lever des Pleyades au X. du mois de hjai & leur coucher au XI. de No-vembre quarante quatre jours après l’équinoxe. On voit auíïi ces deux dates mar-quées dans plusieurs exemplaires d’anciens calendriers, par le lever & le coucher desPleyades. Vergilìarum ou Pleyadum occasus, & Jìgnum Pleyadum conficlum, étoientdans la langue latine des synonymes & signifioient constamment le coucher de ces astres,ou le terme de leur révolution.. Personne n’y a cherché íineííè, & n’a douté du sensprécis de ces termes, que tant d’auteurs & les calendriers mêmes avoient si clairementdéterminé. Mais mon critique remarquant que l’époque du coucher des Pleyades fixéepar les anciens au XI. de Novembre, détruisoit de fond en comble sa découverte de Uréduction des dates au nouveau stile dont il vouloit faire honneur à Hirtius, ramasse toutesses forces pour prouver contre Pline & contre tous les anciens auteurs que JtgnumPleya -dam confechim étoit d’une signification difterente de Pleyadum occasus & que le der-nier terme dénotoit seulement le coucher cosmique des Pleyades, & l’autre leur coucherHéliaque. Ayant ajouté à son livre pour plus d’éclaircissement un hémisphère très biendessiné, il récite ensuite sa très longue & très détaillée leçon d'Astronomie, pour démon-trer que la tempête dont Hirtius parle en bon Astronome, arriva réellement le a o. deFévrier ou les Pleyades auroient cessé d’être visibles, au lieu du 4. de Décembre, vraijour de cet événement constaté par un calcul juste & exact du rapport de Tannée Romaineavec Tannée solaire, & surtout analogue au temps que Tantiquité assigna toujours à la ré- fur l’anné*volution de ces astres. Comme mon critique dit lui-même qu’il ne íàit d’Astronomie que Rom - To ™*ce qu’il seroit honteux d’en ignorer, je me dispense de suivre sa démonstration, qui d’ail-leurs peut être fort juste, fans que cela prouve que Hirtius se soit écarté de la maniéré Me'm. rie*ordinaire de parler, & qu’il ait ramené les dates des événemens à Tordre des jours fixé Inscr 'dans le nouveau calendrier Julien. Au reste les preuves historiques que j’ai alléguées, mon-trent évidemment que tout cet étalage d’Astronomie de mon critique est des plus dé-placés.

Je pense qu’on ne doutera pas après ces discussions, que le problemedu Chevalier deLo-looz destitué de toute vraisemblance ne soit une chimere, qui ne peut naître quedans la tête d’un homme qui n’entend rien à ces matières. lien réíùlte que tout son rai-sonnement de la durée de Texpédition de Zêta est aussi précaire & mal combiné que leparadoxe sur lequel il Ta fondé. Hirtius dit clairement que César se mit en marche quel-ques jours avant la revue générale de son armée qui se fit le XII. avant les calendes d’A-vril vieux stil e , jour qui réduit au nouveau calendrier revient au 1 z. de Février, & pré-cédé ainsi de plus d’un mois la date supposée par mon critique. Je ne sais pas nonplus ce qui Ta engagé à prendre íur la foi de Mercator, Zerbi pour Tancienne ville deZêta, fans s’informer, si jamais il a existé ou s’il existe encore un endroit de ce nom.

C’est par les observations de Mr. Shaw savant voyageur Anglois, qui le livre de Hirtius à lamain, a débrouillé fur les lieux les positions des anciennes villes, dont il est fait mentionTome IV. Z zz