Band 
Vol. II.
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546
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DÉFENSE

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Xib.I, c. f r

Dissertât,fur Fauteurde la conti-nuation descommentai-tes de César,qu’oa trou-ve auffi à î*An iíe l’édit.de César parOudeudorp.

dans I’histoire de la guerre d’Afrique, qu’on fait à présent que Pendrait qui remplace au-jourd’hui Pancienne' ville de Zêta, est Menzil dans le royaume de Tunis du côté duGol-fe de Hamamet, au 35. degré 36. minutes de latitude. Avec les notions de la vraieposition de Zêta & de la date de Pévenement, on peut assurer avec certitude que leloleil se leva ce jour à heures & qu’il se coucha à 5I heures, par conséquent le journ’étant que de XI. heures, que César partit le matin a peu près à trois heures & un quartquarta vigilia Sc qu’il revint au camp vers 6 heures & demie du soir grima noclis hora,& employa ainsi un peu plus de 1 5. de nos heures à faire ce chemin.

Ces recherches minutieuses peut-être & de peu d’importance ne décèlent pas feule-ment la vanité de mon critique qui s’est érigé un trophée pour m’avoir convaincu d’uneerreur de deux heures dans ma supputation, mais elles justifient aussi le soupçon que j’aieû contre Pautenticité du récit que fait Hirtius de cet événement, soupçon que le Che-valier traite d’absurde & de très mal fondé. Je fais bien qu’il n’est pas extraordinaire defaire faire à une armée douze lieues de France en quinze heures de temps ainsi que Hirtiusle fait entendre : Mais cet auteur dit, que César en retournant de son expédition rencon-tra chemin faisant, à quelque distance du camp de Scipion la cavalerie & toutes les troupeslégeres de Labienus, qu’elles Pattaquerent, & qu’il fut obligé pour leur tenir tête de s’ar-rêter, & de faire rassembler les bagages de î’armée en un seul endroit. II est dit encoreque le camp de Scipion étoit à 8000. pas de celui de César, que ce fut sur la dixiemeheure du jour, à peu près deux heures avant le coucher du Soleil qu’on Pentama, & queces assauts furent si fréquens & si bien soutenus qu’à peine son armée put avancer centpas dans une heure. Si on lit à la fin qu’après doutes ces circonstances & malgré tousces obstacles, César n’en gagna pas moins son camp entre quatre & cinq heures du soir,qui est-ce qui ne trouvera pas du louche & du contradictoire dans une pareille nar-ration ?

J’avois marqué dans une note le soupçon que j’avoís que ce paílâgepouvoit bien êtreun de ceux que Cesse a interpolés, comme Dodwell & d'autres Pont avancé avec beau-coup de vraisemblance. Le Chevalier de Lo-looz s’est récrié contre cette remarqueavec toute la vehémence imaginable, mais il s’est bien gardé de faire mention de l’é-loignement du camp de Scipion, de la dixieme heure du jour à laquelle César eut enco-re l’ennemi sur les bras, & de ce que l’armée n’avança pas plus de cent pas, dans uneheure. Circonstances très essentielles cependant, & fur lesquelles j’avois appuyémon observation. On découvrira, ce me semble, dans ce silence affecté, les petitsartifices de mon censeur & tout Pesprit de son amere critique.

Le Chevalier de Lo-looz finit avec ce Chapitre ses remarques fur la partie de mesmémoires qui regarde les commentaires de César. II va s’engager à preíènt dans desdiscussions auxquelles mes recherches fur quelques passages de Polybe lui ont fournimatière. Il proteste qu’il n’auroit pas poussé fa victoire plus loin, s’il n’ eût consultéque son intérêt personnel, mais que-l’on zele pour la réputation du Chevalier Folard aconduit -fa plumet Voyons quid dìgríum tanto feret hic pronujsor hiatu.