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Vol. II.
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DÉFENSE

lâ VI.C. 40.

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main représentoit quelquefois un triangle, ou une figure circulaire, c’est renverser cetordre, & montrer l’ignorance la plus marquée des principes de cette tactique.

Le Chevalier dit qu’on ne reconnoit pas en Polybe son génie & ses talens ordinai-res, lorsqu’on le voit donner des éloges aux Romains de ce qu’ils choiíìíToient les terrainsunis poury placer leurs camps au rebours des Grecs qui préféroient les lieux forts par leuràssette naturelle. Mais il est certain que mon critique n’a lû que superficiellement le paí-sage de Polybe. II n’y est pas dit que les Romains cherchoient des plaines pour y asseoirleurs camps, mais simplement qu’ils ne ne'gligeoient jamais en quelques lieux qu’ils setrouvassent, de faire leurs camps avec cette exacte régularité dont il venoit de donnerle détail, au lieu que les Grecs accommodoient plus au terrain la forme de leurs camps, &qu’ils en cherchoient la fureté autant dans bassette des lieux que dans la force des re-tranchemens. L’auteur Grec n’est donc pas en contradiction avec l’histoire Romainecomme mon critique l’avance, ni avec lui même, quand il vante Phabileté de quelquesgénéraux Romains, fur tout de Fabius Maximus qui fut se camper toujours si avantageu-sement fur les montagnes, qu’Annibal n’ofa jamais Py attaquer. Les anciens regar-doient ainsi que nous, P art de bien choisir des camps, comme un des grands talen*qui distinguoient les bons généraux. Tite Live en parle souvent, & Tacite en fai-sant l’élbge de Vespasien & d’Agricola, dit de P un & de P autre, qu’ils excelloientdans cet art: Acer militiœ , anteire agmen, locum castris capere, & leca castrisipfe capere.

Hyginus, après avoir exactement détaillé dans son ouvrage sor la castramétation, laforme & la distribution d’un camp Romain, parle à la fin de cinq différentes espèces deterrains dans lesquels il convient selon les circonstances de l’asseoir. Un des meilleursemplacemens, dit-il, est dans ces endroits où le terrain s'élevs en pente douce, jus -qu!à une médiocre hauteur, & forme une efpéce de glacis. La porte décumane , oucelle de derriere doit fe trouver pour lors à Lendroit le plus élevés & celle de devantou la porte Prétorienne en bas du côté de Vennemi. César choisit souvent ces sortesd’affiettes pour ses camps. Le camp qu’il prit dans- la guerre contre les Belges étoit decette efpéce *); & cet autre qu’il avoit tracé au moment que les Nerviens vinrent Passail-lir **); ainsi que celui de Titurius Sabinus dans le pays des Unelles ***).

On fe campait aujfi en second lieu, ajoute-t-il, dans la plaine. Si des raisonstien fortes ne s’y opposoient pas, les Généraux Romains préféroient cet emplacementS tout autre, comme le plus convenable &le plus propre aux fortifications qu’ils avoientcoutume de faire pour en défendre l’accès. César íè campa dans la plaine près de Lerida

*) Bel. Gai. II. 8, Quod is colhs ubi cafira **) B. G. H- Collis ab futnmo œqualiier

pojìta eratit, paululum explanide editus tantum ad~ declivis ad flumen Scbitn vergebat.versus in latltudinem p a. t ébat , quantum loci acies ***) Ae B. G. Ils. zy. Locus erat caflrorum

ìnflrucla occuparepnterat , atqueinutraque parte la- editus & paulatim ab imo acclivis circiter pajjuumteris dejeclus kabebat , & jrontern lenìter fastigatus A.paulatim ad planitiem redibat.