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tonte de cet auteur n’est d’aucun poids, surtout lorsqu’il se trouve en contradiction, com-me il Test dans cette occasion, avec les autres bons écrivains de l’antiquité.
Mon critique en appelle encore à çe que dit César d’un endroit en Afrique nommécastra Corndiana, qu'il étoit tris propre pour y prendre un camp-, mais je ne conçoispas comment il veut prouver par là que les camps Romains croient ronds ou triangulai-res. On a v.û qu’Hyginus ayant dépeint fort prolixement la figure des camps Romainsen quarté, ne conseille pas moins de les aíleoir íelon les circonstances lur les hauteurs& dans les endroits forts par leur nature, comme CeTar le dit de celui de Labienus:Labienus , quum & loci natura & manu munitijsimis castris fefe teneret.
L’auteurdela guerre d’Jhspagne dit, qu’il se trouvoit dans ce pays beaucoup de ceshautes montagnes qui étoient très propres à favoriser l’emplacement d’un camp, locafuntedita., & ad castrorum munitìones non parum idonea , & il parle dans ce même cha-pitre d’une semblable hauteur qu’on appelloit castra Pofiumiana sur laquelle CeTar avoitétabli un Fort. Mais ces exemples ne prouvent pas, qu’en plaçant les camps dans ces lieuxon s’écartát de la méthode de les tracer en quarté. Si le terrain étoit tel, qu’un camp or-dinaire n’en embraílât pas la défense, on fait qu’on tiroir des lignes indépendammentde celles du camp, ce qu'on appelloit Brachia. ducere. Le camp d’Afranius n’embras-sant pas tout l’espace qui étoit entre le coteau & la riviere de la Segre, on fit des re-tranchemens depuis le camp jusqu’au bord du fleuve. J’en ai donné encore d’autresexemples dans mes notes fur cette campagne de César en Espagne.
Mon critique cite d’après les observations de Gabriel Siméon! de Florence, leprétendu camp de Galba dont les restes doivent représenter la figure d’une ellipse. LeComte deCaylus nous a donné dans son Recueil d’antiquite's, les plans d’autres retran-chemens qui existent en France, j& dont on fait honneur à CeTar. II y en a qui ont lafigure d’un quarté, quelques uns font en ellipse & d’autres ont encore des formes diffé-rentes ; mais comme il est très incertain, s’ils ont réellement existé du temps de César,A qu’il est possible., quand même ils auroient cette antiquité, que ce sussent les restes deretranchemens qui avoient servi à d’autres fins qu’à entourer des camps ; on ne sauroitfonder sur ces foibles apparences un jugement capable de détruire tout ce que nous en di-sent les auteurs contemporains. Mais il y a des restes indubitables & en grand nombrede ces vieux camps Romains en .Hongrie, surtout, le long du Danube, dont les desseinsnous font conservés dans l’immortel ouvrage du Comte de Marsigly, & on n’a qu’à lesexaminer pour se convaincre, que tous fans exception avoient été faits en quarré. On yvolt aussi quelquefois des lignes tirées de ces camps à quelques autres endroits j dont onvouloir s’assurer la communication. C’est ainsi qu’on débrouille encore la figure quar-tes du canip Prétorien, queTibere .ala persuasion de Séjan avoit fait faire près de Rome.
Je ne m arrêterai pas à la puérile objection de mon critique qui trouve à redire à ceque suivant Polybe, Hyginus & tant d’autres auteurs de l'antiquité, je ne mets quequatre portes dans un camp Romain, par la raison que sEmpereur Léon veut dans fa tac-tique, qu’il y ait encore des guichets ou de petites istiies à côté des grandes portes. Je