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Vol. II.
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DÉFENSE

W

celle de Xanrippe, mérité toute i’attention cfes tacticiens. Le Chevalier Folard y voitdes colonnes, &: en eft’et les Romains en avoient formé : mais prévenu en faveur deson système il se dissimule les véritables raisons du mauvais succès de cette disposition,& imagine des circonstances toutes contraires à celles que Polybe rapporte. Le Che-valier de Lo-looz n’étoit pas à même de combattre mon raisonnement faute de pou-voir démêler dans le texte la validité de mes preuves. Mais pourquoi s’érige-t-il en cri-tique de mes mémoires, & pourquoi plaide -1 - il la cause du Chevalier Folard, s’iln’est pas en état de lire fauteur dont les paroles rendues dans leur vrai sens peuventseules décider la question?

Si je remarque que Mr. Folard, en donnant selon la description de Lucien, le plande la bataille d’Antiochus Soter, contre les Galates, nous a présenté l’armée d’Antio-chus fur une feule ligne, tandis que Lucien marque clairement qu’elle étoit formée furdeux, & qu’il a ainsi altéré la plupart des autres circonstances de cette disposition, quelhomme raisonnable ne souriroit pas à ce que dit mon critique, qu’il ne veut pas recourirau texte pour savoir si ce reproche est sondé? Sur quoi veut-il donc appuyer la réalitédes faits de l’histoire ancienne, si ce n’est fur les témoignages des auteurs mêmes qui nousen instruisent ? Il faut commencer par être un peu logicien avant que de s’ériger encritique.

CHAPITRE XV.

k«H. m5. De la bataille de Macar gagnée par Amilcar contre les Rebelles.

S i mon critique dit, qu’on ne peut que m’applaudir d’avoir substitué des manœuvresen arriéré aux quarts de conversion en avant, que Folard fait faire aux Sectionsde la phalange d’Amilcar, en y ajoutant que cette exécution est plus sure & paroit mieuxse prêter à la ruse & aux vues du Général Carthaginois: Je réplique que je n’ai d’autremérite que d’avoir expliqué simplement le sens renfermé dans les paroles de Polybe queles traducteurs avoient manqué & que le Chevalier Folard avoit accommodé à fa fantaisie.Car lorsqu’il s’agit de représenter au lecteur un fait de guerre qu’un ancien auteur a dé-crit dans une de ces langues qu’on ne parle plus, il ne s’agit certainement pas d’imagi-ner des manœuvres & de les substituer à celles qui sont rapportées dans le texte. Aussin’est-il pas étonnant que les manœuvres d’Amilcar que j’ai détaillées d’après Polybeparoissent plus sures & plus raisonnables que celles du Chevalier Folard. Le succèsavoit fait preuve de la bonté des unes, & les autres n’ont existé que fur le papier. LeChevalier ne sent pas au reste , que n’ayant pas l’avantage de pouvoir discerner le vrai &le faux de mes explications, en les comparant avec le texte, il risque.de ne faire tom-ber fa critique que rarement fur moi, & de censurer Polybe ou les Généraux de l’anti-quité dont les grandes actions ont fait Pobjet de mes recherches.

En dressant le plan de la marche & des manœuvres d’Amilcar, j’ai représente', selonle récit de Polybe, sa cavalerie sur une ligne. Comme il n’est ni possible, ni nécessai-re dans ces sortes de plans de distinguer & d’exprimer le nombre des escadrons dont

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