Band 
Vol. II.
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DÉFENSE

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mes; * *) on les volt représentées en dissérens endroits des deux colonnes de Trajan & deMarc Aurele; & il est connu que les soldats des cohortes Prétoriennes portoient au lieude Pilons de longues piques ou des lances que Josephe dit être de l’espe'ce de cellesqu’avoit la cavalerie. Cependant comme toutes ces autorités font tirées d’écrívains,qui ont vécu fous le régné des Empereurs, où on avoit déjà introduit toutes sortes denouveautés dans la milice légionaire, & que je n ai trouvé ni dans les commentairesde César, ni dans aucune autre histoire des guerres qui précédèrent le siécle d’Auguste,que depuis que les Triaires ont c este, jusqu’à la fin de la République, les légionairesayent combattu avec d’autres armes offensives qu’avec fépe'e & le Pilon, j’avoue moimême qu il manque encore à ma conjecture ce degré d’évidence qui est nécessaire pourentraîner les suffrages des lecteurs, & ç’est par cette raison que j’y renonce au gré demon critique.

Ayant déjà discuté dans mes mémoires fur la guerre <f Espagne quelques autrespoints des recherches de mon critique qui sont renfermés dans ce chapitre, je remar-que seulement ici, que rien n’est si plaisant, que la maniéré dont il plaide la cause de sonHéros. On avoit reproché avec raison au Chevalier Folard de n’avoir pas des idéesjustes des armes offensives des soldats de la légion, quoique fauteur qu’il commentoit,les eût décrites aster clairement. Mon critique pour confondre cette imputation, voi-là, dit-il, la description da Pilon , qu’o n trouve dans ses commentaires , & il cite lesparoles mêmes de Polybe telles qu’on les lit dans la version de Dom Thuillier. Sansdoute il auroit mieux valu que ce savant tacticien au lieu de lâcher la bride à son imagi-nation, se fût expliqué sur ce sujet comme Polybe f a fait. La méprise dont mon cri-tique s’apperçoit dans f exposé de Polybe qu’il met fur le compte de Mr. Folard, est deDom Thuillier qui avoit mal traduit ce passage.

CHAPITRE XVIII.

Du Combat du TeJJin.

M on critique faisant de grands éloges de la dissertation du Chevalier Folard & d»ses recherches austi curieuses qu’intérestàntes fur ce qui concerne la cavalerieancienne & moderne, se récrie beaucoup contre la témérité que j’ai eue de relever sesméprises, & ce détail controuvé que son Héros fait de ce combat remarquable de cava-lerie entre Annibal & Scipion. II me paroit cependant très difficile de raisonner juste surun fait de guerre dont on connoit aussi peu les circonstances que les ressorts qui en oncdécidé le succès. C’étoit bien le cas du Chevalier Folard, & on voit dans f excel-lent ouvrage du Comte de Brezé que les fausses idées que le Chevalier s’étoit faites de ladisposition des deux Généraux & de faction même n’ont que trop influé fur son raison-

_ nement.

*) Plinius de Lauru Romanis prœcipue lerti- facile lorica & mijjìli pilo aut lanceis ajfultans ,tiœ vìâoriarumque nuntio additur litteris ù mili- ubi res pofceret, levi gladio inermem Sarmatatntum lanceis p 'disque. Tacit. I. hisser. Ronumus commis fodieèat.