DES MÉMOIRES MILITAIRES.
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Les autres remarques de cet habile officier fur l’exposé que j’ai fait de cette bataille,roulent íùr des objets de moindre importance. S’il dit que Quinte Curce ne fait mon» Lib. IV.ter la cavalerie de Darius qu’à 114000 hommes au lieu de 145000 comme je l’a» c - '»•'vois marque dans mes mémoires, on voit qu’il ne s’est pas servi d’une bonne édition v oyez ude cet auteur. Sans cela il auroit vu, que je ne m’étôis pas trompé. II trouve encore à ^“snaken*’redire à ce que je'détermine le nombre d’hommes dans les Phalanges d’Alexandre d’après burg,le dénombrement qu’en font Elien & Arrien. Comme ces deux lacticiens décrivent leurs * 7 M.Phalanges sur le pied'des Phalanges Macédoniennes, j’avois crû que leur détail étoitprincipalement relatif à l’arrangement de celles qu’Alexandre & Philippe son persavoient dressées pour cette guerre. Cette conjecture m’a paru assez vraisemblable. Ar-rien nomme íìx Phalanges & deux corps ou deux Agemas de Peltastes qu’Alexandre avoitplacés au front & dans la premiere ligne, mais il ne dit mot.des troupes qui entroientdans la seconde, destinée à faire face du côté opposé, en cas que les Perses euílènttourné l’armée. Comme il falloit selon la tactique du même Arrien huit Phalangarchiespour former deux de ces corps d’armée appelles les grandes Phalanges, j’ai crû qu’ortpouvoit fort bien suppléer à cette omission d’Arrien, en plaçant dans cette secondeligne, les deux petites Phalanges qui manquoient, & les íìx autres Agemas des Pel-tastes. Ainsi supposé que cette seconde ligne n’ait été rangée que sur huit hommes de pro-fondeur, il eût fallu que tout le corps des Peltastes dans l’une & dans l’autre ligne euteu, étant rassemblé, un nombre d’hommes égal à celui d’une grande Phalange savoir 16384.
Ce n’est qir’une conjecture assez vraisemblable que le silence d’Arrien sur les troupes quiont composé la seconde ligne d’Alexandre m’a fait bazarder ; & que ce même silène©semble justifier,
CHAPITRE XXL
Dé la bataille de Trébie . k»L- '7«î.
L e Chevalier de Lo-íooz me fait grâce sur les observations que j’ai faites au sujet decette bataille dont Mr. Folard avoit donné des notions & un plan peu vraisem-blables , & contraires surtout au narré de Polybe. Cependant, afin de ne pas négli-ger la plus petite occasion de critiquer, il me demande, comment j’ai fait triompher Sci-pion à Zama avec une disposition semblable à celle de Sempronius à Trébie, & parconséquent également vicieuse? C’est proprement à Polybe à en rendre raison, aussi,n’avoit-il qu’à lire le récit que sauteur Grec fait de la bataille de Zama pour trouver la,solution.
II n’est pas douteux que la même disposition de troupes ne puisse être selon les cir-constances excellente dans une occasion, & très mauvaise dans l’autre. Annibal mit àTrébie fa bonne infanterie fur un e feule ligne; & à Zama il se présenta à Scipion surtrois. Le Général Romain, en conservant l’ordre de bataille par manipules avoit prévûque ffi. premiere ligne des Hallaires suffisoit pour faire face aux troupes étrangères qu’An-bibal avoit mises en avant de 1 armée ; & il étoit sûr, qu’il pouvoit changer íbn ordre ds