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Vol. II.
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DÉFENSE

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bataille d’après les mouvemens qu’il verroit faire à Annibal, comme il le fie auílì en ef-fet, lorsqu’il alla combattre l’élite des troupes que celui-ci avoit placées dans la troi-sième ligne. Cette raison suffit pour faire remarquer la frivolité de Pobjection du Che-valier.

Si mon critique cite l’exemple du Prince de Condé à Nordlingen & à Lens quis’étant mis à la tête de la réserve, rétablit le combat, & vainquit l’ennemi, pourprouver que ces dix mille Romains qui s’etoient fauves a Trebie, auroient pû arracherla victoire à Annibal, ainsi que le Chevalier Folard l'avoit soutenu; je lui réponds en-core, que les circonstances étoient bien différentes dans ces deux rencontres; & quejamais une infanterie qui est en confusion & dénuée de toute cavalerie, ne vaincra dansla plaine un ennemi supérieur & habile, & qui a encore à fa disposition une cavalerietrès nombreuse Le de la meilleure eípece.

CHAPITRE XXII.

p1 g. r?;. De la conduite iïAnnibal & de Minutius près de Géranium.

J e conviens avec mon critique que les raisons seules pouvoient donner du poids à unouvrage qui a pour but le progrès de l’art militaire ; & c’est pourquoi j’avois dé-

duit avec foin celles qui m’ont fait regarder comme un roman, le récit que le Cheval-lier Folard avoit fait de différentes opérations d’Annibal & de Minutius avant le combatde Géranium. Mon Censeur ne dit rien pour la défense de son Héros. Qu’il fastedonc lui-même des romans qant qu’il voudra, mais qu’il n’avance pas, que la fictioncontribue autant au progrès^de Part militaire que le récit des faits véritables & l’in-struction que nous donne l’expérience.

CHAPITRE XXIII.

p, g- , 74 . De la bataille de Cannes.

L e peu de choses que mon Chevalier dit au sujet de l’expofé que j’ai fait de cette cé-lèbre bataille me dispense de faire ici mon apologie. On n’a qu’à le conféreraveC celui de Mr. Folard pour se convaincre qu’il étoit très nécessaire d’exposer les cir-constances de ce grand événement, qu’il avoit si mal rapporté, quoique Poiybe l’eûtdétaillé avec tant de précision & de clarté.

CHAPITRE XXIV.

pag. 17F De la bataille de Caphyes.

C e ne font encore que des lieux communs & qui ne prouvent rien dont mon cri-tique a chargé le papier à l’occasion de cette bataille. Ayant au reste traité foreau long la matière des marches des Romains dans mes observations fur la guerre de Césaren Espagne, j e me dispense d’analyser ici les idées que mon censeur a voulu en donner,.II est très certain, que non seulement il n’a pas été plus instruit que ceux qui Pont pré-cédé, mais qu’il a encore enchéri sor les anciennes erreurs.

CHA-