Band 
Vol. II.
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569
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DES MÉMOIRES MILITAIRES ,;

CHAPITRE XXV.

De la bataille de Mantinée.

M on critique s’efforce de.prouver dans ce chapitre que Mr. Folard avoir déjà connules manœuvres extraordinaires que Philopoemen fit faire à fa phalange, & quej’avois développées d’après la description de Polybe. Pour le prouver il cite le passagemême de Polybe, tel que Dom ThuillierPa traduit, & le présente au lecteur comme sic’étoit l’expofé même de Mr. Folard. Mais à quoi bon recourir à cette supercherie ?Le tacticien françois n’ayant pas fait des observations fur cette bataille, j’avois discu-té le texte de Polybe & débrouillé les manœuvres de Philopoemen, fans faire mentionde lui.

Je ne fais pourquoi mon critique trouve à redire à l’observation très juste que j’avoisfaite fur Terreur du traducteur, qui avoit confondu dans fa traduction Tonde de Polybeavec Thistorien. Je fais bien qu’il importe peu à la postérité de savoir, s’il est ici questionde Tonde ou du neveu, mais il n’est pas indifférent pour la Chronologie & pour l’au-thenticité des faits que Polybe- rapporte, de connoître les circonstances de fa vie & letemps où il a vécu. Je fais auísi qu’un auteur qui regarde du même oeil l’histoirc& la fiction fe soucie bien peu de pareils détails.

Enfin pour donner un échantillon de son savoir dans Thistoire, il me chicane fur ceque j’ai dit que la ville de Mantinée étoit fameuse pat la victoire d’Epaminondas, en meprouvant fort au long qu’après la mort de ce grand homme, les Thébains ne poursuivi-rent pas leurs avantages. Mais le Çrecs eux mêmes ne font-ils pas honneur àEpaminon-das de cette bataille comme d’une victoire duë à fa grande habileté, & n’est-ce pasjouer un triste perfonage que de se faire ressource de pareilles chicanes pour soutenir unrôle dont on n’auroit pas dû fe charger?

CHAPITRE XXVI.

De la bataille ctElinge.

O n trouvera difficilement un homme de lettres, qui ait osé mettre autant d’aigreur& de fiel dans fa critique que le fait mon Chevalier deLo-looz. D’autres se sontrespectés du moins eux mêmes, & lorsqu’ils trouvoient dans un livre qu’ils avoient réso-lu de déprimer, des chapitres qui ne fournifíòient pas d’étoffe à leur critique, ils les pas-foient fous silence, dans la crainte de perdre l’estime du lecteur, & de diminuer le prix dureste de leur travail. Mais mon critique n’épargne rien, raisonnant à tort & à traversil censure tout, sans connoiífance de cause, & sans appréhender, qu’on lui montre un joura la face du public, que c’est faire Tabus le plus honteux de la critique que d'écrire A dedéclamer comme il lésait.

Tome IV.

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