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son Ouvrage, donne une double force à son au-torité. Aussi» quoique dans uns Carte suivantedu même Pay s » il aît omis le nom de NouvelleEcosse, n’est point, comme on peut le pré-sumer» qu’il fût mieux informé, mais c’est par-cs gu’il étoic autrement dirigé ou disposé.
Après avoir réduit les anciennes limites dela Nouvelle Ecosse , à une de fes Côtes méridiona-les , il étoit nécessaire d’y ajuster aussi celles deXAcaclie , afin que les Anglois n’eûssent pas plusde droit, fous une dénomination, qu’ils n’en pou-voient prétendre fous fautre. Dans cette en-treprise, Cbarlevoix n’a pas fait voir moins d’i-gnorance & de sourberj^que dans les exemplesprécédens. A la vérité, il veut bien avouer,,, que 1 Acaìie ,[a.ux limites de laquelle il prétend„ restreindre la Nouvelle Ecosse'] comprend toute„ la Péninsule, selon l’opimon de tous les meil-,, leurs Géographes & Historiens, en particu-„ lier De Laet , si on en excepte Cbamplain &„ Denys. Le premier, dit-il, au Chapitre 8 de,, fes Voyages, ne donne le nom à'Acadìe qu’à
la Côte méridionale de la Presqu’Isle; ce qu’ilprouve par ces mo's; ,, Le Sieur du Pont, avec„ la commission du Sieur de Monts va à Can-„ ceau, b le long de la Cote du Cap Breton.„ Le S'eur de Monts prend fa route plus à val, vers,, les Côtes de /’Acadie (7 )". De cette LogiqueJésuitique on apprend deux choses, i. Que lesCôtes d’une Contrée, fo it la Contrée toute entiè-re' ou que la France, qui a des Côtes, ne con-siste qu’en Côtes. 2. Que faire voile vers lesCôtes d’une Contrée, c’est faire voile vers fes
Cô-
(7) Cbarlevoix, Tom. I. pag. 1x2 & 113.