l. 68 ^ ,
2. Q^ue s’ils s’y. rapportoient, iîs ne limîte-roient ou ne réduiroiènt cependant pas celles dela Nouvelle EcoJJe.
Z. Que supposé qu’ils limitassent ou rédui-sissent la Nouvelle EcoJJe , & que les anciennes li-mites de YAcadie sussent aussi resserrées que lesFrançois le prétendent, les droits des Angloisn’en seroient néanmoins pas diminués.
I. Nous disons que les mots anciennes limi-tes ne se rapportent pas à YAcadie feule, ouplus à cette Province qu’à la Nouvelle EcoJJe:C’est ce qui est clair par la forme de s expression,& par la construction naturelle des termes.
Car comme les Pays de la Nouvelle EcoJJe &de YAcadie, quelque différens ou diversifiés qu’ilsfussent par leur situation. leurs dimensions, ouautres propriétés , avant leur réunion, devien-nent, parles termes du Traité, non-seulementinséparablement unis, mais font même identi-fiés, ou ne font plus qu’une feule & même chose;on ne peut rien appliquer à l’un ou à sature desdeux Pays, pris séparément, qui ne doive êtrerelatif au tout, dans leur état d’union.
D e la même manière, les noms de NouvelleEcoJJe & d ’Acadie, quelque différens qu’ils fus-sent auparavant dans leur signification, par rap-port aux Pays qu’ils désignoient, étant en vertudes termes’du Traité,devenussynonimes, ou nesignifiant qu’une feule & même chose; auffi■tout ce qui s’appîique à l’un, supplique à l’au-îre, ou les affecte également tous deux : Et decette façon les mots anciennes Imites, auffi bieni . que