( 25 9 )
plus basse du vaisseau, comprise entre le premier pont etle fond du navire , dans toute son étendue, et qui est di-visée en plusieurs parties, où l’on renferme les poudres ,le biscuit, les voiles , les cables et cordages, les futailles,les vivres, etc. Ces différentes séparations ou compartimenss’appèlent soutes ou fusses ou Cales particulièrement dites,et prennent leur dénomination des objets qu’elles renfer-ment : soutes aux poudres, soutes à pain, Cale àl’eau, Caleaux vivres , fosse aux cables, etc.
CALE de construction , est l’espèce de grillage formé depièces de bois de chêne de forts échantillons, sur lequelporte le vaisseau que l’on construit.
CÀN ou CHAMP; c’est le côté d’une planche ou d’un bor-dage qui en marque l’épaisseur. '
CANI . Ori dit que le bois est Cani , quand il est échaufiéet qu’il commence à se pourrir.
CANOT, bateau pour le service des vaisseaux, ainsique les chaloupes: ces embarcations servent pour la navi-gation du vaisseau à terre, et de terre à bord, avec cettedifférence que les Canots, beaucoup plus légers de bois, etplus taillés que les chaloupes, ne sont employés communé-ment qu’au passage des officiers ou autres, en petit nombre,et au transport d’objets de peu de poids, comme provisionjournalière de table, etc.
CAPUCINE ou COURBE DE CAPUCINE, forte courbe quisert à lier l’éperon avec l’étrave d’un vaisseau, et dont unedes branches est appliquée sur le can extérieur de l’étrave, àpartir de sa tête , et l’autre sur le can supérieur de l’aiguilleou du digon (PI. 3).
CARCASSE ; c’est le corps d’un vaisseau qui n’est pointbordé, ou l’assemblage (qu’on peut appeler le squelette duvaisseau ), de tontes les pièces principales qui, réunies ,composent le corps du bâtiment , et qui ne sont recou-vertes d’aucune enveloppe extérieure ni intérieure, soit quecette espèce de squelette n’ait pas encore reçu de revête-ment, soit que le tems , les accidens de mer ou la maindes hommes l’en aient dépouillé (PI. 25 ).
CARENE, terme de marine; c’est la partie submergéedu bâtiment, lorsqu’il est à son point de charge , que l’onappelle aussi oeuvre-vive, par opposition à l’oeuvre-morte, qui