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2 (1840) L' histoire de la guerre de sept ans en Allemagne : pendant les annés 1756 et suivantes / par de Jomini ; traduit de Lloyd
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CHAPITRE IV.-ART. XXXV.

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vraisemblable, on réussissait à tromper ledéfenseur en dirigeant une fausse attaqueun peu forte de ce côté, tandis que la vraie,faite sur le centre, réussissait précisémentparce quelle nétait pas probable. Dans cessortes de combinaisons, les localités et les-prit des généraux doivent décider le meil-leur mode à suivre.

Dailleurs, quant à lexécution de latta-que, on ne peut guère prendre dautresmoyens que ceux recommandés pour lescamps retranchés. Cependant, comme ceslignes, autrefois du moins, avaient souventle relief et les proportions douvrages per-manents, il peut arriver que lescalade soitdifficile, excepté pour les ouvrages en terredéjà un peu anciens, dont le talus seraitdégradé par le temps et accessible à uneinfanterie un peu leste. Tels étaient, coinmènous lavons dit, les remparts dIsmaèl etde Praga ; telle était aussi la citadelle deSmolensk , que le général Paskéwitch défen-dit avec tant de gloire contre Ney, parcequil préféra défendre les ravins qui la pré-cédaient, plutôt que de se réfugier derrièreun mauvais parapet à peine incliné à 30degrés.

Si une ligne est appuyée à un fleuve, ilsemble absurde de songer, même à pénétrersur cette aile, parce que lennemi, rassem-blant ses forces dont le gros serait vers lecentre, pourrait culbuter les colonnes quisavanceraient ainsi entre elles et le fleuve,en sorte que leur perte totale serait cer-taine. Cependant on a vu cette absurditéréussir, parce que lennemi, force derrièreses lignes, songe rarement a un retour of-fensif, quelque avantageux quil paraisse ;car le général et les soldats qui cherchentun refuge dans des lignes sont déjà à moitiévaincus, et lidée de prendre loffensivene leur vient pas quand leurs retranche-ments se trouvent déjà envahis. Toutefoisil serait impossible de conseiller lessaidune pareille manœuvre; le général quisy exposerait, et qui éprouverait le sort

de Tallard à Hochstett, naurait pas à senplaindre.

Pour ce qui concerne la défense descamps retranchés et des lignes, on na pasbeaucoup de maximes à donner : la pre-mière est incontestablement de sassurer debonnes réserves, placées entre le centre etchacune des ailes, ou, pour mieux dire, surla droite de laile gauche, et sur la gauchede laile droite. Par ce moyen, on pourraaccourir au secours du point qui seraitforcé, avec toute la promptitude possible,ce quune seule réserve centrale ne permet-trait pas. On a pensé même que trois ré-serves ne seraient pas trop, si le retranche-ment était très-étendu ; quant à moi, jepencherais pour nen avoir que deux. Unerecommandation non moins essentielle, cestde bien pénétrer les troupes de lidéequune affaire ne serait pas désespérée parceque la ligne se trouverait franchie sur unpoint. Si lon a de bonnes réserves quiprennent linitiative à propos, on nen serapas moins victorieux, en conservant sa pré-sence desprit pour les bien engager aupoint et au moment convenables. Les trou-pes qui défendront le fossé et le parapet, seconformeront à des instructions donnéespar les ingénieurs daprès les usages prati-qués dans les sièges; toutefois, il fautenconvenir, un bon ouvrage sur les détails duservice de linfanterie dans les sièges etcamps retranchés, qui soit à la portée desofficiers de cette arme, est un ouvrage en-core à faire ; une pareille entreprise narien de commun avec ce tableau, car ce doitêtre lobjet dun règlement et non un livredogmatique.

Des coups de : main.

Les coups de main sont des entrepriseshardies quun détachement de larmée tente