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2 (1840) L' histoire de la guerre de sept ans en Allemagne : pendant les annés 1756 et suivantes / par de Jomini ; traduit de Lloyd
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CHAPITRE VU. ART. XLIV.

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vtte de lennemi, mais encore hors de portéede ses coups.

b ) Le meilleur mode daborder à lattaque.

c) Le meilleur ordre de bataille défensif.> Quelque solution que lon donne à cesquestions, il me paraît convenable, danstous les cas, dexercer les troupes :

1° A la marche en colonnes de bataillonssur le centre pour déployer, si 1 on veut, àportée de mousquet, ou pour aborder len-nemi avec les colonnes mêmes sil le faut ;

2° A la marche en lignes déployées et con-tiguës par 8 ou 10 bataillons à la fois ;

8° A la marche en échiquier de bataillonsdéployés, qui offrent des lignes brisées plusfaciles à mouvoir que de longues lignes con-tiguës ;

4° A la marche en avant par les flancs despelotons;

5° A la marche en avant par petits carrés,soit en ligne , soit en échiquier ;

6° Aux changements de front, par lemoyen de ces diverses méthodes de mar-cher ;

7° Aux changements de front exécutés pardes colonnes de pelotons à distances en-tières, pour se reformer sans déploiement ;moyen qui est plus expéditif que les autresmanières de changer de front, et qui sadaptemieux à toutes les espèces de terrain.

De toutes les manières de se mouvoir enavant, la marche par les flancs de pelotonsserait la plus aisée si elle noffrait pas quel-que danger; en plaine, elle va à merveille,dans un terrain coupé, cest la plus com-mode. Elle a linconvénient de fractionnerbeaucoup la ligne, mais en y habituant leschefs et les soldats , en dressant bien lesguides de pelotons et les drapeaux direc-teurs, on pourrait éviter toute confusion. Laseule objection quon pût lui faire, serait lacrainte dexposer des pelotons morcelés auxdangers dun hourra de cavalerie. Je ne niepas le danger, mais on peut léviter, soit ense faisant bien éclairer par la cavalerie, soiten nemployant point cet ordre trop près

de lennemi, mais seulement pour franchirla première partie dun grand espace quiséparerait les deux armées. Au moindresigne de lapproche de lennemi, la ligneserait reformée en une seconde, puisquilne faut que le temps nécessaire à un pelotonpour se mettre par files en ligne au pas decourse. Toutefois, quelques précautions quelon prenne, il faut avouer néanmoins quecette manœuvre ne saurait être employéequavec des troupes très-disciplinées et bienexercées , mais jamais avec des milices oude jeunes soldats. Je ne lai jamais vu fairedevant lennemi, mais seulement dans desmanœuvres, et, pour les changements defront surtout, cela était employé avec suc-cès : on pourrait toujours en essayer dansles grandes manœuvres dcté.

Jai vu aussi essayer des marches en lignesde bataillons déployés en échiquier ; cesmarches allaient fort bien, tandis que cellesen lignes pleines ou contiguës allaient tou-jours horriblement mal ; les Français sur-tout nont jamais bien su marcher en lignesdéployées. On trouvera peut-être que cesmarches en échiquier seraient aussi dange-reuses eu cas dune charge inopinée de ca-valerie ; on pourrait cependant les employerpour le premier moment de la marche, afinde la rendre plus aisée, alors les secondséchiquiers entreraient en ligne avec les pre-miers avant dassaillir lennemi. Dailleurs,en mettant peu de distance entre les échi-quiers, il serait toujours facile de former laligne à linstant dune charge, car il ne fautpas oublier que les échiquiers ne constituentpas deux lignes , mais une seule que lonaurait fractionnée pour éviter le flottementet le désordre dune marche en ligne cou -tiguë.

La meilleure formation pour aborder sé-rieusement lennemi nest'pas moins difficileà préciser ; de tous les essais que jai vufaire , celui qui ma paru le mieux réussirétait la marche de 24 bataillons , sur deuxlignes de colonnes de bataillons, formés sur