INTRODUCTION. g 3
x'ation dans chaque ville et dans chaque village,et qui s’administraient en partie par leurs mu-nicipaux , pouvaient condamner à être soldatpour certains délits. Ainsi les armées russes se recrutaient en grande partie avec le rebutde la population. On conçoit qu’un tel état dechoses devait rendre un recrutement extraor-dinaire très difficile, excepté toutefois si lesintérêts pécuniaires et politiques delà noblessese trouvaient menacés ; ou si le salut de l’em-pire était évidemment compromis, ce qui n’au-rait pu arriver sans préjudice pour la noblesse ;encore aurait-il fallu que les troupes leveesalors eussent été prévenues qu’elles rentre-raient dans leurs foyers quand le danger seraitpassé.
Les obstacles résultant de la mauvaise ad-ministration de toutes les branches des ser-vices publics et du mauvais état des finances,étaient plus grands encore. Le papier-mon-naie (17) introduit par Catherine perdait eni£ii plus des trois quarts de sa valeur primi-tive, et se décréditait chaque jour davantage.Les appointemens des fonctionnaires civils etmilitaires, n’ayant point été augmentés, étaientdevenus tout-à-fait insuffisans; ils y suppléaient