i36 NOTES DE L’INTRODUCTION.
population fut transportée sur la rive gauche du Tage ;les parties faibles des lignes furent améliorées; un sys-tème de signaux fut établi pour prévenir rapidementles troupes en cas d'attaque. Je dois ajouter que Mas-sena, en se contentant de cerner l’armée anglaise parterre, devait s’attendre à être obligé de se retirer souspeu de tems; il fallait donc a'ttaquer, puisque l’inac-tion devait produire d’aussi fàclieux résultats que sil’on était repoussé dans l’attaque des lignes.
Massena montra beaucoup de ténacité en restantcinq mois en présence de Lisbonne , quoique ses com-munications avec l’Espagne fussent entièrement inter-ceptées, et en ne se retirant que lorsqu’il y fut contraintpar la famine. Je ferai voir qu’il aurait été forcé d’ef-fectuer sa retraite beaucoup plus tôt, si Wellington nefût pas resté dans une inconcevable inaction. Cetteinaction persuada sans doute à Massena qu’il pourraitse retirer sur Coimbre et prendre position derrièrele Mondégo sans que le général anglais , dont l’arméeétait deux fois plus nombreuse que la sienne, s’v op-posât : car le général français ne pouvait occuper cetteposition que si Wellington rentrait de nouveau dansl’inaction.
La confiance de Massena pensa lui devenir funeste:le général anglais ne profita pas entièrement des avan-tages de sa position, mais il reprit pourtant l’offensiveavec quelque vigueur. L’on a vu que Ney développabeaucoup de fermeté dans la conduite de l’arrière-garde , et que néanmoins, à deux époques de la re-