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Tome premier.
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i38 NOTES DE L’INTRODUCTION,pouvait, sans se compromettre, contraindre Massena àabandonner le Portugal , n’est-il pas blâmable d’êtreresté aussi long-tems dans une entière inaction ? U dis-posait de forces bien supérieures à celles de son adver-saire; ses communications étaient assurées par la mer;il avait en abondance des vivres et des munitions. Mas-sena, au contraire, ne pouvait se procurer de vivresqu’en envoyant marauder au loin ; ses communicationsétaient interceptées; il ne pouvait renouveler ses mu-nitions. Il suffisait donc, pour contraindre Massena àse retirer, que Wellington engageât, à l’improviste, desaffaires partielles avec le général français, tantôt surun point de sa ligne, qui était très-étendue, tantôt surun autre; qu’il eût deux petits corps, l’un à Coimbre et l’autre à Abrantès, pour diriger des détachemcnscontre les maraudeurs, et qu’il fit exécuter, dans lemême but, des descentes sur les derrières de l’arméefrançaise. Massena, obligé d’être toujours sur le quivive, consommant des munitions qu’il ne pouvait rem-placer, ne pouvant se procurer de vivres, se seraitbientôt vu contraint d’effectuer sa retraite; l’inactionseule de son adversaire lui permit de rester cinq moisen présence de l’armée anglaise.

Wellington ne se montra pas plus habile à profiterdu mouvement de flanc qu’exécuta Massena pour seconcentrer, ni à profiter des deux occasions très-favo-rables de lui faire beaucoup de mal, qui se présentè-rent pendant que ce général effectuait sa retraite.

Je terminerai ces réflexions par faire observer que