NOTES DE L’INTRODUCTION. i3q
Wellington commit une grande faute en appelant àLisbonne le corps d’armée de La Romana; nul douteque Soult ne fût point parvenu à prendre Badajoz sice corps d’armée fût resté en Estramadure .
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Mais sa cavalerie, quoique plus nombreuse que celledes Français , ne put en soutenir le choc. L’infanterieespagnole était sans doute bien inférieure à l’infante-rie française, par les motifs que j’ai développés ; néan-moins elle défendait vaillamment les places, et faisaitordinairement son devoir lorsqu’elle était mêlée avecde l’infanterie anglaise, et surtout lorsqu’on l’employaiten tirailleurs. Cela se remarqua particulièrement à Ta-lavera et à Albuéra; dans cette dernière bataille l’in-fanterie espagnole était en ligne, et supporta d’abordle principal effort de Soult; elle fut repoussée, à lavérité, mais elle ne fut pas mise en déroute, et lesAnglais l’ont louée de sa bonne conduite.
L’infanterie espagnole avait aussi fait son devoir aucommencement de quelques affaires, dans lesquelleselle n’était pas mêlée avec des troupes anglaises, commeà Médelin et à Sagonte , où elle repoussa d’abord l’in-fanterie française; mais la cavalerie espagnole s’esttoujours montrée excessivement inférieure à la cava-lerie française, et ce fut principalement par cette causeque les armées espagnoles essuyèrent de si grands re-vers quand elles se hasardèrent à combattre en plaine.
L’infanterie espagnole aurait échappé à l’infanterie