Band 
Tome premier.
Seite
140
JPEG-Download
 

r 4 o NOTES DE L’INTRODUCTION.

française par la rapidité de sa fuite ; mais la cavalerieespagnole fuyant aussi, au lieu de couvrir les retraites ,abandonnait l'infanterie espagnole aux coups de la ca-valerie française. Non-seulement la cavalerie française

5 b

a fait essuyer de grandes pertes aux Espagnols toutesles fois qu’ils ont été battus en plaine, mais elle a dé-cidé du succès de plusieurs combats et batailles, quel-quefois même avant que l’infanterie eût eu le teins des’engager sérieusement. Cela résultait de ce que l’in-fanterie espagnole, ayant peu de solidité, résistait ra-rement aux charges de la cavalerie française,

La bataille de Sagonte en offrit une nouvelle preuve :l’infanterie de Blacke comptait dans ses rangs une par-tie des bataillons qui avaient combattu à Albuéra; elleobtint des succès au commencement de la bataille ;mais la cavalerie française, quoique moins nombreuseque la cavalerie espagnole, la mit en fuite, renversabientôt après une partie de l’infanterie de l’aile gauchede Blacke, et donna ainsi la victoire à Sucliet.

Aucun combat ne fait mieux ressortir l’ascendantque la cavalerie française avait pris sur l’infanterieespagnole que le combat du 23 avril 1810, livré sousles murs de Lérida. O’Donnel marchait de Tarragone sur Lérida avec environ six mille hommes d’infanterieet quatre cents chevaux, pour faire lever le siège decette place, ou pour la ravitailler. Son avant-gardesurprit les Français ; mais, étant trop éloignée de soncorps de bataille, elle fut enlevée par un détachementde cavalerie qui était de service aux avant-postes. Les