ACTES DE L’INTRODUCTION.
I i+J
» Considérant que, lorsque Charlemagne , empereurdes Français , et notre auguste prédécesseur, litdoria-tion de plusieurs comtés aux évêques de llome, il neles leur donna qu a titre de fief, et pour le bien deses états, et que, par cette donation, Rome ne cessapoint de faire partie de son empire ;
>> Que, depuis, ce mélange d’un pouvoir spirituelavec une autorité temporelle a été, comme il l’estencore, une source de discussions, et a porté tropsouvent les pontifes à employer l’influence de l’unpour soutenir les prétentions de l’autre; qu’ainsi lesintérêts spirituels et les affaires du ciel, qui sont im-muables , se sont trouvés mêlés aux affaires terrestres,qui, par leur nature, changent selon les circonstanceset la politique du tems;
» Que tout ce que nous avons proposé pour concilierla sûreté de nos armées, la tranquillité et le bien-êtrede nos peuples, la dignité et l’intégrité de notre em-pire avec les prétentions temporelles du pape, n’apu se réaliser ;
» Nous avons décrété et décrétons ce qui suit :
» Art, I er . Les états du pape sont réunis à l’empire
»
» 2 . La ville de Rome , si célèbre par les grandssouvenirs dont elle est remplie, et premier siège dela chrétienté, est déclarée ville impériale et libre. Legouvernement et l’administration de ladite ville se-ront organisés par un statut spécial.
» 3. Les restes des monumens élevés par les Romains