46 NOTES DE L’IN TRODUCTION.
expédition d’Ukraine. Voltaire , cet historien sédui-sant, mais peu consciencieux, a beaucoup contribué àaccréditer cette opinion, autant par les erreurs conte-nues dans son Histoire de Charles XII , que parce qu’ilne fait point connaître en quel état était alors l’art dela guerre , et que la plupart de ses lecteurs jugentCharles XII comme s'il eût commandé une arméesemblable à celles de nos jours. C’est à peu près commesi l’on jugeait l’expédition d’Annibal en Italie de lamême manière; car l’organisation de l’armée suédoiseet sa manière de combattre ne différaient guère moinsde l’organisation actuelle des armées et de leur ma-nière de combattre, qu’en différaient celles des Ro-mains ; et la supériorité des troupes du héros suédoissur celles du tzar, était beaucoup plus grande quela supériorité des troupes d’Annibal sur celles desRomains.
Je ne puis me permettre, dans une note, de racon-ter avec détail l’expédition d’Ukraine . Je ferai seule-ment observer que dans l’armée suédoise il y avaittrès-peu d’artillerie, que la cavalerie y était plus nom-breuse que l’infanterie, et était, dans les batailles,l’arme la plus importante ; qu’une partie de l’infante-rie était armée de piques, et que son feu n’était qu’ac-cessoire, parce qu’elle en venait très-promptement aux
pliqua Napoléon . — Votre Majesté avouera du moins, ré-pondit Narbonne , qu’il e'tait très-brave. —Une bravoure,répliqua Napoléon , comme celle du prince Radiiwil, » faisantallusion à la bravoure de ce prince parce qu’elle était pousséejusqu’à la témérité.