NOTES DU LIVRE I.
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Russie s’aperçut de l’heureux effet des changemensqui venaient de s’opérer, elle favorisa le rétablissementdu libérant veto ; l’appui quelle donna aux dissidenslui fournit aussi de nouveaux moyens de perpétuerl’anarchie.
Cependant les troupes russes continuaient à occu-per le territoire de la république, comme s’il eût étéun pays de conquête. Fort de leur appui, l’ambassa-deur russe commandait en maître; ce qu’on osait luirefuser, il l’obtenait par la force. Des personnagesuiarquans parmi les Polonais furent envoyés en Sibé-rie . Tant d’outrages et de violences les portèrent à desrésolutions désespérées; ils formèrent à Bar une con-fédération dont le but était de s’affranchir du joug desRusses , et dont l’exemple fut suivi successivement parpresque toute la Pologne. La Turquie déclara la guerreà la Russie pour soutenir les efforts des confédérés;ils obtinrent de la France de faibles subsides et quel-ques officiers ; l’Autriche leur donna asile sur son ter-ritoire; mais ces secours furent insuffisans : ils man-quaient d’argent et de matériel de guerre, ne possé-daient pas une place forte pour leur servir de dépôt,étaient mal organisés et agissaient sans ensemble.
Les Russes , au contraire, conduits par une volontéunique, abondamment pourvus de tout ce qui est né-cessaire à la guerre, secondés par le roi, esclave deleurs volontés, accablaient successivement les confédé-rations partielles qui se formaient. Dans cette lutte iné-gale, les confédérés devaient succomber s’ils n'étaient