246 NOTES DU LIVRE IL
bataille, en évaluant approximativement la diminutionquelle avait dû essuyer depuis cette époque.
Les feuilles d’appel du 2 septembre faisaient con-naître que l’armée française comptait cent trente-troismille huit cents combattans, en y comprenant sixmille absens que l’on supposait devoir rejoindre avantcinq jours, mais dont une partie ne le purent, parceque l’on continua à marcher depuis cette époque, etque la bataille de la Moskwa fut livrée le 7 septem-bre ; l’armée française ne pouvait donc compter centcinquante mille combattans la veille de la bataille.
L’armée russe comptait cent vingt mille combattansà l’époque du combat d’inkowo; elle en perdit aumoins vingt mille depuis le passage du Dniéper parl’armée française, jusqu’au combat de Walutina-Gorainclus; je supposais quelle avait éprouvé une dimi-nution de seize mille hommes depuis cette dernièreépoque jusqu a celle du 6 septembre, par suite despertes éprouvées dans les combats et de celles qui ré-sultaient des marches, des privations, des bivouacs etde la désertion ; elle n’avait reçu d’autres renforts queles seize mille hommes amenés par Miloradowitz; ildevait donc lui rester environ cent mille combattans.C’était aussi la force que je lui avais donnée d’abord;mais une personne, dans laquelle j’ai une confianceentière, m’affirma avoir vu sur les états officiels quiprésentaient la force de l’armée russe la veille de labataille, que cette armée ne comptait alors que qua-tre-vingt-douze mille combattans, et ce fut par suite