NOTES DU LIVRE II.
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Voici ce que Ton avait observé sur sa manière d'êtrehabituelle pendant les batailles. Les premiers coups de-canon lui causaient une joie qui se peignait vivementsur son visage. Arrivé sur le point où il jugeait conve-nable de s’arrêter, il y restait immobile, recevant desrapports , donnant des ordres , examinant avec unegrande attention , tantôt à la vue simple , tantôt avecle secours d’une lunette, ce qui pouvait l'intéresser.Les succès , les revers, la mort de ses généraux, rienne pouvait troubler son impassibilité; il semblait ab-sorbé par les soins du commandement. S’il jugeait saprésence nécessaire sur un autre point, il s’y transpor-tait rapidement, et s’y arrêtait comme précédemment.
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Exemple mémorable de l'influence de bonnes insti-tutions militaires et de bonnes méthodes de guerre. Onest étonné que des troupes italiennes, hollandaises, etautres, peu estimées jusqu’alors, aient rivalisé décou-ragé avec les troupes françaises, illustrées depuis silong-tems ; ce résultat fut dû principalement à cequ’elles avaient adopté les institutions militaires ellesméthodes de guerre des Français . Ces deux causes ontune influence plus grande et plus prompte depuis quel’on ne combat plus corps à corps, et qu’il n’est plusabsolument nécessaire, pour constituer de bonnes ar-mées, que les soldats soient tous animés de ce couragepersonnel, qui leur était indispensable dans les arméesromaines. De nos jours les meilleures troupes sont