>i0TES DU LIVRE II.
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celles qui ont les meilleurs cadres; il suffit donc d'a-voir assez de sujets pour former des cadres braves ,disciplinés et aguerris. Je dois ajouter cependant quel’exemple des troupes françaises, le désir de les égaler,la confiance qu’inspirait un général habituéà vaincre ,furent autant de causes secondaires qui contribuèrentà la bonne conduite que tinrent ces troupes.
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Si quelques batteries n 'eussent été obligées de ralentirleur feu , d’autres de le cesser entièrement par suite dumanque de munitions. L’artillerie étant, dans les ba-tailles, placée en avant des troupes, et par conséquentexposée à leurs regards, a sur elles une influence mo-rale : si une batterie fait un mouvement en avant,elles suivent (a); si elle fart un mouvement rétro-grade, elles en sont intimidées; c’est par cette raisonque, dans un grand nombre de combats et de batail-les, on a vu des commandans de batterie rester enposition, quoiqu’ils eussent brûlé toutes leurs muni-tions , et qu’une partie de leurs pièces fussent démon-tées: en se retirant, ils auraient découragé l’infanterie.L’influence morale de l’artillerie est d’autant plusgrande que l’infanterie est moins bonne;aussi quandde 1 artillerie est attachée à de mauvaise infanterie, je
M C’est-à-dire que les chefs de bataillons suivent le mouve-ment de l’artillerie ; l’on s’aperçoit que je parle du cas particulier,mais qui se présente assez souvent dans l’armée française , où uncommandant de batterie prend sur lui de se porter en avant.