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NOTES DU LIVRE II.
» Toutes ces difficultés n’échappèrent point à la pé-» nétration du prince Koutousof. Il parla à son tour,» et, considérant que la perte de Moskou n’était pas>> celle de la Russie , il déclara qu’il regardait comme» son premier devoir de conserver l’armée, de se rap-» procher des renforts qu’il attendait, et, enfin, de pro*» fiter de la cession même de la capitale, pour tendre» à l’ennemi un piège où sa ruine deviendrait infail-» lible ; qu’en conséquence il était décidé à abandon-» ner Moskou pour prendre la route de Kolomna . Ces» paroles mémorables que l’événement a rendues pro-» phétiques, doivent condamner au silence les détrac-» teurs de Koutousof, qui auraient voulu n’attribuer» qu’à un heureux hasard les grands succès obtenus» par lui à la fin de la campagne. Tous les militaires» dont la prévention n’aura point faussé le jugement,» ne refuseront pas de reconnaître que celui qui pou-» vait ainsi prévoir l’avenir, devait déjà avoir fixé dans» sa tête les moyens de le maîtriser.
» Les membres du conseil de guerre n’ayant pas» d’objections à présenter contre la détermination du» général en chef, les ordres furent expédiés sur-le-» champ pour la mettre à exécution. L opération pro-» jetée par le maréchal était en effet la manoeuvre la» plus avantageuse, vu les circonstances. La route de» Kolomna se dirigeait aussi vers les provinces méri-» dionales, et l’armée pouvait la suivre avec d’autant» plus de sécurité que, dans cette marche, elle devait» avoir son flanc le plus rapproché de l’ennemi, cou-