NOTES DU LIVRE II. 269
vernement russe changea alors réellement de nature,et devint aristocratique, le plus énergique de tons lesgouYernemens : Sparte, Rome et Carthage , chez lesanciens; Venise et l’Angleterre, chez les moder-nes, en offrent la preuve.
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Pensait que Napoléon n ’ oseraitpénétrer jusqu ’a cettecapitale. Les espérances de Koutousof et de Rostop-chin, qui ne s’évanouirent qu’au dernier moment, n’é-taient pas sans fondement, ainsi qu’on a pu en jugerpar la situation respective des deux armées après labataille de la Moskwa . Je rapporterai, à ce sujet, l’o-pinion de Napoléon lui-même ; elle est extraite d’unelongue lettre que Berthier écrivit, le 27 septembre,à Bessières, qui commandait un corps d’observationà quelques lieues de Moskou . Je n’ai pu me procurerla lettre de Bessières à laquelle répondait Napoléon .Il paraît que ce maréchal lui témoignait la crainte queKoutousof nese dirigeât sur Mojaïsk,et qu’il émettaitl’opinion qu’après la bataille de la Moskwa , ce généralaurait dît se retirer directement sur Kaluga . « L’idée» démarcher sur Mojaïsk ne paraît à sa majesté qu’une» fanfaronnade. Une armée victorieuse, dit-elle, ne seb croirait pas dans une situation morale pour tenterb une pareille opération ; comment croire qu’une ar-»mée vaincue, qui a abandonné sa plus belle ville,b ait lidée d’un pareil mouvement? Quant au mouve-