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Tome deuxième.
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348 EXPÉDITION DE RUSSIE ,de livrer des combats partiels et non pointd’en venir à une bataille ; aussi, si la nécessitédonna naissance au combat de Malo-Jarosla-wetz, ce fut sans doute l’intérêt bien entendudu général russe qui le prolongea. Il ne put, àla vérité, employer sa nombreuse cavalerie ;mais il réduisit l’infanterie de son adversaire ,si aguerrie, si manœuvrière, et dont le chocétait si terrible, à un combat de pied ferme ,pour lequel les recrues russes (3) valaient desvétérans.

Koutousof commit une très-grande faute enne faisant point occuper la route de Malo-Jaroslawetz à Iukhnow par Medyn ; mais s’ilest vrai, ainsi que l’a publié (a) sir RobertWilson , officier anglais , qui était attaché àl’état-major de l’armée russe ; s’il est vrai que

(a) Sir Robert Wilson s’exprime ainsi dans son Tableaude la Puissance militaire et politique de la Russie en 1817 :

« Après la bataille de Malo-Jaroslawetz, si glorieuse pour» le prince Eugène et son armée italienne, sans être préjudi-» ciable en rien à l’honneur des troupes russes qui furent» engagées ( car la grande armée, qui n’était qu’à trois milles» à dix heures du matin, fut obstinément empêchée de don-» ner aucun secours jusqu’à quatre heures après midi) ; après» cette bataille, si Buonaparte avait, le second jour, poussé» son avant-garde, au lieu de faire un mouvement oblique» pour regagner la route de Moskou et de Smolensk , l’année» russe entière , obéissant à des ordres déjà donnés, se serait