LIVRE III.
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tablaient l’armée, et le jour suivant reprodui-sait les memes scènes. Les familles fugitivesqui la suivaient partageaient son sort, ainsique quelques prisonniers faits aux combats deMalo-Jaroslawetz et de Wiazma : on fusillaitceux qui ne pouvaient suivre. Au milieu decette détresse, les maréchaux , les généraux,les administrateurs ; tous ceux enfin qui, ayanteu la précaution d’emporter de Moskou desprovisions , avaient été assez heureux pourconserver leurs bagages (9), vivaient dans l’a-bondance.
Une foule de plaintes amères s’élevèrentcontre Napoléon ; on maudissait son ambition,que rien ne pouvait assouvir; son orgueil, quil’avait fait pénétrer en Moskovie contre toutesles règles de l’art, et l’avait aveuglé au pointde le retenir trente-quatre jours au milieu descendres de Moskou . Le soldat se plaignait desmaux présens, mais les généraux jetaient en-core des regards inquiets sur l’avenir : toustenaient de Napoléon (10) des grades, des dé-corations , quelques-uns de la fortune, et leursort semblait lié au sien ; aussi en entendit-onplusieurs s’écrier : « Il se perd et nous aA r eclui. »
Le 8 novembre , Napoléon transporta son
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