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Tome deuxième.
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LIVRE III.

pouvait l’anéantir s’il S’attaquait franchementavec la totalité de ses forces; car elle marchaittellement dispersée («;, qu’elle n’aurailpu op-poser qu’une faihle résistance , quand mêmeelle aurait été dans un état moins déplorable.Ainsi, l’armée de Aloskouétait dans lasilualionla plus critique où elle se fût encore trouvée jus-qu’alors, et l ien ne semblait pouvoir la sauverde sa ruine.

Napoléon , pour rendre l’ennemi circons-pect , et pour éloigner Ojarowski, qui conti-nuait à occuper Kutkowa, ordonna de l’atta-quer dans la nuit : Roguet, qui commandaitune division de la jeune garde, fut chargé decette expédition: il attaqua Ojarowski le 16,deux heures avant le jour , tua et prit une par-tie de son infanterie, et le poursuivit au delàde Kutkowa; il fut ensuite obligé de se replierdevant des forces supérieures.

Les renseignemens obtenus par les prison-niers avaient enfin convaincu Napoléon quel’armée russe tout entière était sur son flancgauche; elle arriva dans le jour même (16 oc-tobre) en présence de Krasnoï, et occupa lapo-

( a ) La dispersion de l'armée de Moskou était telle que Zayon-chek , qui marchait à son avant-garde , atteignit Dubrownale 16 novembre, époque à laquelle Ney était encore à Sinolensk.