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Tome deuxième.
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LIVRE III. 465

donnait, et ils ne furent point recommandesà l’humanité des Russes ; on les abandonnacomme de vils instrumens devenus désormaisinutiles. Que dis-je P ils furent les victimes d’unevengeance insensée et brutale ; car la destruc-tion des murailles de Smolensk n’était pas plusmotivée que celle des murailles du Kremlin ,et l’explosion des mines renversa plusieurs desbâtimens dans lesquels étaient ces malheureux,et les ensevelit sous leurs ruines.

Pendant cette journée, on ne vit que desKosaques ; Ney vint bivouaquer à Koritnia : lelendemain il se remit en marche ; les Kosaquesse montrèrent en plus grand nombre, et ilsavaient du canon, ce qui forçait à marcherplus réuni. A trois heures, l’avant-garde attei-gnit Katowa, et s’arrêta à la vue du corps deMiloradowitz, qui était en position au delà duravin. Du point où elle se trouvait, on découvretoute la plaine dans laquelle est située la petiteville de Krasnoï ; mais le tems , qui annonçaitun dégel, était brumeux, et ne permettait à lavue de s’étendre qu’à une très-petite distance,ce qui empêchait de découvrir la force du corpsennemi.

Aussitôt que Ney eut été instruit de cet évé-nement , il se transporta à son avant-garde.

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