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Tome deuxième.
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LIVRE III.

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sonniers, et qui lui apprirent que Platof, ayantcontinué à marcher par la rive droite du Dnie-per , était, avec son corps, à une petite distancede Gusinoé ; ainsi de nouveaux périls succé-daient à ceux auxquels il venait d’échapper. Ildevait d’ailleurs craindre que Koutousof ne fitpasser un corps d’infanterie à Khomino ou àRasasna, ce qui aurait replacé le troisièmecorps dans une position non moins critique quecelle de laquelle il venait de se tirer ; aussi ,quoique ses troupes fussent accablées de fati-gues , Ney ne leur accorda que le tems néces-saire pour prendre quelque nourriture, etrepartit aussitôt; il se. proposait de rejoindreNapoléon à Orsza (ig).

Cependant, dès que Platof eut été averti dela présence des Français , il se mit à leur pour-suite , et cette journée les aurait vu tomberau pouvoir des Russes , sans l’énergie extraor-dinaire que déploya leur général. Les Kosaquess’étaient déjà montrés, mais en petit nombre,lorsqu’au sortir d’un bois, il fallut traverserune plaine assez étendue que bordait le fleuve ;Platof, en personne, l’occupait avec ses Ko-saques. Ney, craignant de voir paraître de l’in-fanterie et de l’artillerie , s’y engagea sur-le-champ ; ses divisions , ployées en colonnes