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Tome troisième.
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hlViiK IV.

i.3

res pour alléger son armée, qui était appesantiepar une énorme quantité de voitures d’artillerieet de bagages : son salut dépendait pourtant dela promptitude avec laquelle il allait exécuterle mouvement qu’il entreprenait.

S’il éprouva des revers inouis malgré tant debrillantes qualités qu’il possédait à un si hautdegré, on doit l’attribuer aux causes suivantes:l’imagination le dominait ; son caractère avaitune grande influence sur sa conduite et le por-tait à prendre des résolutions hasardeuses ; ainsi iipéchait par un excès de résolution, défaut bienrare ; l’orgueil l’avait gâté et l’égarait ; il comp-tait beaucoup trop sur l’impéritie de ses ad-versaires ; il se formait quelquefois un état deschoses selon ses désirs, nonobstant les rapportsde ses lieutenans, et il donnait des ordres enconséquence ; c’est ce dont plusieurs de ses let-tres offrent la preuve. Cette disposition d’espritlui fit juger habituellement sa situation, pen-dant la retraite , moins critique qu’elle ne l’étaitréellement, excepté toutefois en s’approchantde la Bérézina, où il s’aperçut qu’elle devenaitdésespérée. *

Je devrais* terminer ces réflexions par le ta-bleau du caractère de Napoléon , mais je n’oseentreprendre de le tracer ; ces sortes de tableaux

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ni.