LIVRE IV.
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de Napoléon , s’il n’eût été que général, eûtété infâme ; comme chef d’un grand peuple ,elle lui était txacée par la politique, puisque lescirconstances exigeaient impérieusement saprésence au sein de ses états. Elle y était né-cessaire, soit qu’il voulût continuer la guerre,ou traiter de la paix. 11 fallait, d’ailleurs, qu’ilpénétrât en Allemagne à la tête d’une arméenouvelle, pour conserver des alliés que lui avaitacquis la force, mais qui étaient ses ennemissecrets. A quels dangers d’ailleurs son absencene l’exposait-ellc pas, lorsqu’on apprendraitscs désastres, puisque le général Mallet, avantqu’ils fussent connus, et avec si peu de moyens,avait mis en péril son gouvernement (r/)!
Cependant le froid , qui s’était adouci depuisle passage de la Bérézina, prit tout à coup, àdater du 3 décembre, une intensité inconnuedans nos climats. Le 5, le thermomètre mar-qua vingt degrés au dessous de zéro ; le 6 ,vingt-quatre ; le 7 , vingt-six , et l’on assureque les jours suivans il descendit jusqu’à trentedegrés au dessous de zéro.
Les habitans du Nord , pendant des froids sirigoureux, ne s’exposent jamais à l’air, qu’en-
(a) Un conseil de régence était investi de l’autorhé pendant1 absence de Napoléon .