Russes avec la nouvelle armée qu’il organi-sait.
Nous avons vu qu 1 Alexandre , après le courtséjour qu’il avait fait à Moskou , s’était renduà Pétersbourg, et s’y était occupé sans relâched’organiser les moyens que le dévouement deses peuples avait mis à sa disposition. Le suc-cès avait couronné ses travaux ; les forces desRusses , si long-tems inférieures à celles desFrançais , leur devinrent d’abord égales, et bien-tôt les surpassèrent. Un esprit de vertige sem-blant alors guider les résolutions de Napoléon ,les Russes avaient obtenu des succès plus rapi-des encore que ne l’avaient été leurs revers , etsans la série de fantes inconcevables que com-mit Koutousof, Wiazma, Krasnoï ou la Bé-rézina eussent vu terminer les destinées de Na-poléon et de son armée.
Tout étant donc préparé pour alimenter laguerre , Alexandre se décida à reparaître à latête de ses armées ; sa présence y devenait néces-saire pour y soutenir l’activité d’opérationsqu’un vieux général devait être disposé à ra-lentir , par suite de la disparition du danger ;et aussi pour négocier avec les souverains alle-mands , qui comptaient sur son appui pour re-couvrer leurs états ou leur indépendance.