NOTES DU LIVRE IV. 197
quinze de ces bateaux, on aurait pu, en moins dedeux heures, construire un pont, et si l’on eût seule-ment conservé six bateaux pour les placer au pontpour voitures, dans la partie la plus profonde de la ri-vière, on aurait diminué de moitié la longueur et ladifficulté des travaux.
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Que celui du déplorable état auquel se trouvait ré-duite cette armée. On a tant répété que ce fut le froidqui causa les désastres de l’armée, que je crois néces-saire de faire connaître exactement quelle avait étéjusqu’alors son influence. Ce ne fut pas le froid seulqui désorganisa et détruisit l’armée de Moskou , puis-que les deuxième et neuvième corps avaient conservéun ordre parfait, quoiqu’ils eussent enduré les mêmesfroids qu’elle. Le froid sec, mais supportable, qui sefit sentir depuis le départ de Moskou jusqu’à l’appari-tion de la neige, fut plus avantageux que nuisible.Les principales causes des désastres de l’armée furentd’abord la famine, ensuite les marches et les bivouacsnon interrompus ; enfin le froid, lorsqu’il fut devenurigoureux, ou lorsqu’il fut humide. Quant aux che-vaux , ils supportent très-bien le froid, quelque ri-goureux qu’il soit, quand ils sont bien nourris ; aussine périrent-ils que de faim et de fatigue.
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Il est digne de remarque que plus des trois quarts des