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passes dans l’agrément de ses récits, fai*tant un conte de la meilleure grâce dumonde. Elle porta le regret de ion marià un tel point , que dans les trois annéesqu’elle lui survêçut, il ne se passa pasan jour qu’elle ne lui donnât des larmestout ce qui se présentoir à ses yeux, lafaisant souvenir de lui, & renouvcllantsa tristesse. Je la perdis à l’âge de sixans : & quoique cet âge ne soit guere.sensible à la tendresse & à la reconnois-sance , Sc aux passions douces du cœur,,je puis assurer néanmoins, que je n’aijamais senti une si longue Sc si vive dou-leur. La perte infinie que je faisois, &.que je ne connoissois pas alors, n’y avoirpourtant aucune part, quoique je fusseprivé par fa mort d’une éducation heu-reuse qu’elle m’auroit donnée ; d’uneaugmentation considérable de mon bienSc de ma fortune, que je pouvois atten-dre de fa prudence Sc de ses foins ; Scque je demeurasse abandonné à la for-tune , entre les mains de parens éloi-gnez , de demeure , de sang , Sc d’in-elination..