J21
Hoitiaha.CXV1II.
Eloges de mes trois sœurs.
Après avoir fait éloge de won persLc de ma rnere, Tordre de la nature meconduit à ceux de mes sœurs. Maismon inclination , 6c même la justicem’y engage encore davantage : car leurpieté 6c leur vertu , quoi qu’en des gen-res fort differens, méritent d’êtrc pu-bliées. b'institution & les exemples do-mestiques de ma mere, firent dans leurame la premiere impression de la craintede Dieu. Mais elles furent privées dece secours dans un âge fi tendre, qu’il fal-lut leur en chercher un plus efficace.Elles le trouvèrent auprès de leurs tan-tes,Religieuses aux Emmurées deRoííen,à qui leur éducation fut confiée. Laî-née en sortit, quand son âge la renditpropre au monde, & elle fut mariée peude tems après. Sa seconde sœur ne tar-da pas long-tems à prendre le mêmeparti. Ce fut par mon consentement,6c sous T autorité de Tuteur que je te-nois fur elle , qu’elle fut mariée. : carencore qu’elle fût mon aînée, la majo-rité des filles étant plus tardive enNor-
O v