à Morenas. i f
pleins de hauteur , d’arrogance & de mépris ,dit en parlant de la protestation que fait SaintCyprien à la fin dc la Lettre à Jubaïen , qu’il nese laíloit jamais de lire & de relire ces parolesde paix , pleines de la douceur de la charité , Scqui ne respirent que l’odeur agréable de cetteunion que le Saint vouloir garder avec ses frétés..
Me legentem ÍT fxpe repetentem nonsatiant , L,tanta ex eis jucunditas fraternì amoris exhalas , Eapt. ctanta dulcedo Cbaritatis exuberat. 1 T ‘
Vos Modernes objectent encore que le Diacre I51 ‘T on ce qui a écrit ía vie de Saint Cyprien, ne f aitaucune mention de la dispute entre Saint Mienne& re saint Dotteur. Conclurez-vous donc , M.fur un argument négatif contre tant d’argumenspoíitifs,qu’il n’y a point eu de dispute entre SaintEtienne Sc Saint Cyprien sur le Baptême des Hé-rétiques, & que tout ce que Saint Augustin & unemultitude d’autres Ecrivains ont écrit fur ce su-jet, n’est qu’une sable ? Quelle absurdité !
Enfin , dites-vous , le Jìiie des Lettres de SaintCyprien ©■ de Tèïrmïlìen efl le même. Ce quiprouve, ajoûte-t-on , qu'elles ont le même Au-teur. Les avez-vous lues, ces Lettres? Si vous lesaviez lues, avec quelque attention , vous auriezremarqué des Ellenismes dans celle de Firmí-lien, qui font voir que cette Lettre est une tra-duction de la Lettre grecque que cet Evêqueécrivit à Saint Cyprien. Or cette traduction aiantété faite par Saint Cyprien lui-même , il n'estpas surprenant que le stile des deux Lettres pa-roisse le même. Voilà le nœud de la difficulté.
Ainsi ces Lettres ont le même Auteur commeLettres latines , quoiqu’elles en aient originai-rement deux, l’une aiant été écrite en latin parSaint Cyprien , l'autre en grec par Firmilien.
Examinons présentement ce que vous avan-p. ;s 4cez touchant la dispute du Pape Etienne avec
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