i£ Seconde Lettre
7 Saint Cyprien. " Les paroles apportées par Saintl-e Pape „ Cyprien dans la Lettre à Pompée , font dic-
Etienne a„ tées , dites-vous , par la modération , & nereelie- dénotent aucun jugement dogmatique & fo-cide la >> lemnel lut la foi : jugement cjui exigeât la íou-qnestion -> tmstion de l’esprit. „ Oa voie bien quel est leuu Uapcí. but de cette remarque ; mais vous faites la fonc-me, tìon de Balaam : vous vouliez maudire Sc vousbénissez , vous justifiez ceux que vous vouliezcondamner. En parlant de la forte , Monsieur,vous vous trompez,&vousphrophétisczjcn mêmerems ; vous vous trompez, en prétendant que lesparoles de Saint Etienne : Si quelq.’dim vient ânous , de quelque hérésie que ce soit , que l’cngarde , sar.s rien innover, la Tradition , qui ejlde lui imposer les mains pour la pénitence .- Vousvous trompez , dis-je, en prétendant que cesparoles , ne dénotent aucun jugement ; & vousprophétisez en même rems, en disant que cesparoles ne dénotent aucun jugement dogmatiqueer solemnel fur la foi qui exigeât la foumijjion de1‘Esprit. II est certain qu’il y avoir une dccìsioad u Pape Etienne, qtioiqu’en dise l'Autcur d’uneDissertation théologìque sur la célébré disputeentre le Pape Saint Etienne & Saint Cyprien faj ;mais cette décision n'étoit pas telle qu'elle exi-geât la foumijfion de la foi, comme le répete
8 fi souvent Saint Augustin > parce qu’il n’y a quela déci st jugement rendu par la parfaite unité de l’E-
eision d'E- glifj , Concordifìmâ unitate Ecclèfpa’, qui 1 .' exige ;t ! cnne & celui du Pape Etienne , quoique revêtu dete l le toute la force qu’il pouvoit lui donner , n ctoitqu'elle é pas tel, n’étant point reçu par un consentementiigcàc la unanime de l’Eglise ; ainsi il n’exigeoit pas une
(u) L’Auteur de cette Dissertation ultramontaineest le P. Tournemine , qui en a fait lui-inême P ana-lyse 8 c l’éloge dans !e Journal de Trévoux du mois«TOSobre de Pennée 17^7-