€4 Troisième Lettre
les Décrets des souverains Pontifes,
18 . Au milieu de cette division du corps desPafiDieu sus têtus , & de cette confusion cjui repréíente assezci ‘ e ^-naturellement celle des Architectes de la Tourláts 'U c> ‘ c ^bel, Dieu qui veille fur son Eglise , rem-élevem pdt de sou Esprit quatre Prélats , & leur inseleur voix p ira le dessein de déférer cette grande affaire àen faveur un Concile général. Ils l’exécuterent généreusc-docttinc n,enc ’ en appcllaiit au Concile, persuadés,d'Auras- commc * e dit Saint Leon,quec’étoit un remèdef i n , nécestairc pour faire cesser la dispute qui divi-íoit les Pasteurs & les réunir dans une mêmefoi : Ne aliquid fit ultra vel in fide dub'tum ,vel in carìtute divifum. Alors les Pélagiens,• qui triomphoient déja Sc íé croioient victo-rieux de leurs ennemis après tant de combats,s’écrierent qu’il ne falloir avoir aucun égard àl'appel, qui esi, soiíoíent-ils , un moien inventéfour fe dìfte..fer d’aquie scer au jugement de toutle cfirps des Vasieurs.
Voilà, Monsieur, ce qui s'est passé dans laseconde guerre Pélagienne, & ce que vous igno-rez totalement, ou ce que vous dissimulez.
*9' , Comparez, s’il vous plaît, Monsieur, ce quij,es re- s * ej (p pjjpi âans ces deux guerres Pélagiennes ,aDrès vous y trouverez de quoi corriger vos idées furavoir l’appel , & vous apprendrez quel est l'usage lé-abusé de gitane qu’on en peut faire. Vous verrez dans lal'appel _ ,premiere , les Pélagiens emploier mal à proposen bli-l'appel au Concile général, pour se dispensersee l>i" “'acquiescer à un jugement lolemnel de tout letime. * corps des Pasteurs , qui les a voient anathéma-tiíes ; dans la seconde , vous verrez ces mêmesHérétiques blâmer un appel canonique & légi-time , que les Disciples de Saint Augustin ontincerjetté, pour obtenir un Concile général,qui par une véritable décision réunisse Te corpsies Pasteurs divises & partagés à l’occaioa