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l’eussent demandé avec les plus grandes instan-ces , fui envolée dans tous les pais , avec ordrede s’y soumettre , fous peine d’encourir l’indi-gnation <ìu Dieu tout-Puissant & des bienheu-reux Apôtres Saint Pierre & Saint Paul.
Plusieurs Prélats ne resservant pas le respectdû au Vicaire de Je/us-Christ iur terre, dans sesjustes bornes , & se persuadant que le AÍAITT.EDE VEGLÎSE UNIVERSELLE, comme ils l’ap-Téraoir.'pelloient, ne fci:i enseigner que ce qui tji vérif*-^* , l E |**ble , (S 1 ne peut ordonner que ce qui efl feint , re~ nlï 1 *çurent ce décret fans examen, & même (ans lelire, & se contentèrent de le meute dévote-ment dans leurs.archives. Ce fut ainíì qu’i! futreçu dans quelques Roíaumes par k petit nom-bre de Prélats qui 1e reçurent.
Dans les Gaules , on fit un accueil différent à jy,ce Décret. D’abord on fut saisi d'effroi en votant i a SerCla surprise faite à Zoíime. Le cri de la foi quitencerepoussa la nouveauté, fut général ; il se sit r,;niue ,entendre de toute part & jusqu’à Rome , iljetta même l’allarme. Mais la crainte des Péla-giens rallentit bientôt ce zélé, & ôta aux Eté- r.iíciplesques la liberté de s’élever contre ce Décret avec jette i'al-atirant de force & de fermeté qu’il k méritoit. GtmePlusieurs intimidés par ks menaces & par *’ s Gaules*'"ordres de l’Empereur, ou séduits par les fiat- *reries, ou gagnés par les promesses , céderontau terns. Un grand nombre volant k dangerauquel ce Décret expofoit la foi , y donnerentdes explications pour la mettre à couvert > lesuns d’une façon , les autres d'une autre ; il y eneut qui s'adresserent au Pape , pour 1e prier dedonner lui-même des explications ; mais il leurrépondit sor k ton que vous avez fair parler lePape Sirice , qu'il prétendoit que son Décretleur servît de régie, que c'étoit à lui à or-donner & à eux à obéir, & non à examiner