à Morenns, iif
leur défendre cette lecture, il semble le blâmer1ui-mcine,en lui faiíant entendre cju’il ne prendpas assez garde a, ne pas blesser la pieuse sim-plicité des fidèles. Il ordonne feulement à Ber-trand d‘exhorter ces particuliers d se désister d tce qui efl répréhensible dans leur conduite , £? hne point s’attribuer le minifiere de la prédica-tion qui ne leur convient point. En un mot,Innocent parle d’une maniéré , qui fait voirqu’il juge la lecture de ? Ecriture traduite enfrançois, permii'è & louable , bien loin qu’ellesoit répréhensible , Sc qu’elle puisse rendre sus-pect d'hcrésie , comme vous voudriez le faireentendre. II demande seulement une chose quiest très-sage ; sçayoir , d’ètre informé , quellesfont les mœurs & la doctrine de ceux qui ontfait cette version , ou de ceux qui s’en ser-vent pour enseigner, & à quelle intention cetteversion a été faite.
Ce que je viens de rapporter de la lettred’Innocent III à l’Evêque de Metz & à IonChapitre, est d’autant plus-remarquable, qu'ilponíeconfond non-seulement M. Morenas , qui veut à papefonder un soupçon d’hérésie, sur ce qu’on conioncî
pressait de se procurer Us livres de 1‘Ecriture- troublentSainte traduits en français : mais qu'il con- j afond encore ceux , qui , par leur faux zélé Septicitéleur impatience , troublent la pieuse simplicisé Aes filé.des fidèles, en leur arrachant des mains lesj es > enLivres de l’Ecriture-Sainte. Que diroit aujour-^”** 1 ^d’hui ce grand Pape , s’il voioit des Pasteurs , mainsdes Directeurs, des Evêques même, animésl’Ecritu,de ce faux zcle. déclamer contre d'excellen-ie.íàinte,tes versions de i’Ecriture faites dans la feuleintention d’instruire, par des personnes les pluséclairées, les plus pieuses, de mœurs pures,d’une faine doctrine, remplies de respeéi pourle saint Siège 0" l’Eglise ; Que diroit-il, s’il
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