Íít Cinquième lettre
Frédéric avoît été réellement coupable, SainsFouis n’auroit pas fait difficulté de déclarer qu'ílétoit tout dispoíé à le poursuivre à outrance : S’ileft dans ïerreur, dit-il , parlant de Frédéric ,nous le poursuivrons « outrance , comme nousen userions à l’égard de tout autre , et dnTape mtme. Ce ne fut pas , comme on levoit, la crainte de la puissance de PEmpereurFrédéric , qui empêcha Saint Louis d’accepterla proportion du Pape.
iz. C’est ainíi que vous en agillez en toute oc-AutreCasion , déguisant, supprimant, ajoutant dansexempta vos récits tout ce que vous jugez à propos ,fans égard pour la vérité, qu'un véritable His-
délité de tor j en ^oit toujours avoir devant" les yeux.Moreaas. ’ , ‘
Pour en citer encore un exemple, vous rapportez
ainíi la mort de cinq Cardinaux , que le PapeUrbain VI fit mourir en prison d’une maniérési cruelle. " Des six Cardinaux prisonniers ,un fut mis en liberté , à la priere de RichardRoi d’Angleterre , mais les autres cinq mou-„ turent en prison. „ Qui nc croiroit, en lisantce fait dans votre Abrégé , que ces cinq Car-dinaux perdirent la vie en prison par mortnaturelle ? II est cependant vrai qu’ils y mou-rurent d’une mort très-violente , par diffé-rens genres de supplices qu’Urbaiu VI leurfit souffrir.
Ce Pape cruel & barbare , après les avoir’ long tems retenu en prison, souffrant la faim ,la soif & le froid , & mangés de vermine ,
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les fit mettre à la question , recommandantmême aux bourreaux de les tourmenter jusqu’àce qu’il entendit leurs cris , Sc enfin les fitégorger. Voilà en deux mots de quelle maniéréfurent traités les cinq Cardinaux. Vous pou-vez consulter Thierri de Niem , témoin ocu-laire , & autres Ecrivains du tems, vous j