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puìjjant que Frédéric. Vous vous trompez ,Monsieur , ce ne fut point-là la vraie raisonde Saint Louis 5 pour vous en convaincre , lisezsa rcponíe , je ne dis pas dans Mathieu Paris ,mais dans M. Fleury ; & vous y trouverezque la véritable & principale raison de SaintLouis, étoit " que le Pape avoít déposé injuste- 1 ". 17.,, ment Frédéric sans qu'il íût convaincu des?- 1 3 I -„ crimes qu'on lui reprochoit, ni qu’il les eût t-î 1 *
,, confcssésjquequandmêmeilauroìt mérité d’ê-„ tre déposé, U ne le devoir être que par un Con- n*
„ cile général: (Saint Louis accorde ici au Con- Raiibr»cile général un pouvoir qu’il n'a pas plus quele Pape ), „ que quant à les crimes on ne de- ^ uis r{ *,, voit pas en croire les ennemis , dont on sça- f„f e à„ volt que le Pape étoit le principal ; que Fré- Grégoire,, deric avoir toujours été pour lui bon voisin ; IX de„ qu’il n’avoit rien trouvé de mauvais en lui ,fâ‘ re la„ ni quant à la fidélité dans les affaires tempo-,, relies , ni quant à la foi Catholique. Après . *toutes ces raisons , que vous supprimez ,
Saint Louis ajoute: “Nous ne voulons pas nous,, exposer à de grands périls en faisant la guerre„ à Frédéric , Prince fi puissant, qui fera soutenu„ contre nous par tant de Roiaumcs , ex par„ LA JUSTICE DE SA CAUSE, ,, Qll’impOtte„ aux Romains , continue Saint Louis , que„ nous prodiguions notre sang , pourvu que,, nous contentions lent passion. Si le Pape pat„ nous , ou par d’autres soumet Frédéric , il„ en deviendra infiniment fier, & foulera aux„ pieds cous les Princes. ,, Vous n’aviez garde,Monsieur de rapporter cela, & de faire parierSaine Louis comme il a réellement parlé ; il estplus court & plus conforme à vos préjugés,de lui faire répondre, qu’il ne -vouloit pas s ex-poser à faire la guerre à un Prince aujjì puis-sant que Tréderic. Cependant, Monsieur, ít
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