î34 Sixième Lettre
ce saint Docteur ne croiant pas que la décí-íion d u Pape avec ion Concile fût une déci-sion infaillible , à laquelle on fût absolumentobligé de fe soumettre. S’il avoit cru que l’E-glife de la ville de Rome ne pouvoic errer dansfes décisions , jamais il n’auroit dit en répon-dant aux Donatistes , que " li les Juges qui,, avoient jugé à Rome la cause de Cécilien ,„ n’avoient pas été de bons Juges, il rcstoit„ encore un Tribunal, c’est à-dire, celui d'un,, Concile général , où la cause pouvoir être„ portée. ,3 Rejlabat adhuc pienarium univers*.Ecclejì* Conciììtim. Jamais ce saint Docteurn’auroit justifié Saint Cyprien , comme il l’afait fur fa résistance à la décision du Pape Etien-ne. Enfin jamais il n’auroit dit en écrivant con-tre les Pélagiens, qui fe vantoient d’avoir poureux le Clergé de Rome fur la Grâce, que cesClercs 3 s'ils avoient été dans les fentimens-de Célestius, auroient dû être regardés commedes prévaricateurs. Ex hoc pciiùs ejfet frs.-varicaiior.is nota Romanis clericis murenda.Au surplus, Monsieur , je vous abandonneles propositions de Pierre d’Ofina , dont jecondamne & rejette très - sincèrement les er-reurs.
Nous voici insensiblement arrivés à une épo-« sfson < î ue rernarc î ua bl e 3 & qui paroît vous tenir auInfiitut. c °eur; car. vous la rapportez, avec complaisan-ce : c’est celle de la naissance d’un nouvct Or-dre Religieux , qui s'établit dans le teins quel’hérésie de Luther fe répandoit de toute part.Vous interrompez le récit des ravages que fitl’hérésie , pour parler du Fondateur de ce nou-vel Institut, asm de le faire envisager commeun remède & une barrière que la divine Pro-vidence opposoit aux progrès de l'erreur,j, Pendant que l’siérésie fe répandoit de tours