« Monnas. 145
5 es Evêques instruits, & qui counoilsent qu'elleest la dignité dont ils font revêtus ? Celui qu’ilfit le 16 Juin 1563 fur la Réformation , tou-chant le Canon de sélection des Evêques , Scautres ^ matières ne fut pas mieux reçu. Les Ibid.p.Transats , dites - vous , furent choqués de font-Jt.Discours : il en fit faire des excu r es au CardinalMe Lorraine. Quelle excuse ! “ On la trouva , T. z;,dit le Continuateur de M. Fleuri, " aufli indé-P- Z6r,.
„ cente que le Discours même dont on se plaì- jg.
3 , gnoit ; & un Bénédictin , nommé Jean de j ea n de„ Verdun, en présence de qui elle fut faite , Verdun ,,, aiant demandé au Cardinal la permission cseBenédic.
„ parler, fit voir avec force , que la doctrine > ,e ’„ des Théologiens de Paris étoit orthodoxe
Lc que celle du Général des Jésuites étoit diícours„ nouvelle & inouíe. O11 accusa ce Pere d’a- erronés .,, voir dit que le Tribunal 4 u Pape étoit le mcme‘le„ que celui de Jefus-Christ; Sc le Théologien " cz *j, Hugonis s’offrít de montrer que cette propo-„ sition étoit impie & scandaleuse; quec’étoicen„ effet une impiété d’égaler le mortel à l’immor-» tel, & un jugement susceptible d'erreur à„ celui de Dieu. II falloir que le Pere Lainez„ ignorât que le Pape est ce Serviteur préposé„ sur la famille de Jefus-Christ > non pour y„ faire la fonction même du Pere de famille *
„ mais feulement pour distribuer à chacun ce„ qu’il lui faut , non pas comme il lui plaît ,
,, mais selon que le Pere de famille l’ordon-,, ne ; qu’il s’ctonnoit que des oreilles chrér'en-,, nés pussent entendre dire que toute la puíf-„ sauce de Jésus - Christ ait été communiquée„ à une autre que lui. „ Voilà , Monsieur , ceque pensoient des discours St des sentimens duPere Lainez , les Prélats & les Théologiensélevés dans des maximes plus faines qu’il neI’avoit été , & dans une doctrine plus ortho-