Sixième Lettre
eu une étrange crainte de l 'ombre de l'hèréfìe ;la premiere partie de la proposition est de Sainttap 2, Anselme (« ), qui dit que Dieu & les Angesie lib. sont libres , quoiqu’ils ne puiílênt pécher , d’oùatb. il s’ensuit que, pouvoir sécher rìefi pas tse l'es-x. 117. sence du libre arbitre ; la seconde partie de lapov. éd.proposition censurée comme hérétique est tì vé-ritable , que je ne puis comprendre commenton la pû condamner. II est bien vrai que Dieupermet le péché, Sc qu’il nous a donné la vo-lonté qui peut le commettre ; mais qui oscroítdire que la faculté de pécher est un pouvoir Scune véritable puissance donnée de Dieu à l'hom-me ì L'homme a le pouvoir de pécher , quiest un défaut, parce qu'il est créature , & qu’iltend de lui-même au néant, d’où le Créateuri’a tiré : mais ce défaut Sc ce néant ne viennentpas de Dieu. Au contraire, le pouvoir de nepas pécher est une puissance véritable qui nepeut venir que de Dieu , Sc qu’il accorde auxAnges & aux Saints dans le Ciel. Je 11’en diraipas davantage fur ce sujet, pour le présent;je remarquerai seulement, que quelque temsaprès , Laïus fut député au Concile de Trente ,où il se distingua parmi les Théologiens Ca-tholiques.
1 _V Le P. Lainez > Général du nouvel Ordre Re-t>iicours n„ì eux s i y fjgnala par de longs Sc ennuìeux»u Con discours contre la Hiérarchie de 1 Eglise , Sccile de ' remplies de bastes & lâches flatteries. VousTrente, avez raison de dire , au sujet de son Discoursdu neuf Décembre fur l’Institution épiscopale ,T. 8. p. que ce discours ne fut bien reçu que par lesaï;. V.trafnontains. Pouvoit-il être bien reçu parad. an, .. ,
- (u) Saint Anselme enseigne meme , que le pouvoir
x 562. âe pécher diminue la volonté , bien loin d’être de l’es-sence du libre arbitre : Pore/t as ergopcccanii, qiuead-dita valuntati minuit élus libertatem ; se fi demdtur »4 u£<; t, ne c lihírtas eji , neepars libenatis.