■\J
11 .
Zi.
à Morenas. 147
„ se soulève contre la chair , il obéit a la loi riir.e deS , de Dieu ; & que lorsque la chair se révolte Baius par„ contre l’eíprit , cette révolte est une désobéis- Amenas.„ tance à la loi de Dieu. „ Laïus ne parle-t-iipas conformément à ce que dit Saint Paul, du' 7»combat de l’eíprit contre la chair, & de la chaircontre l’eípiit : combat qui fait dire à l’Apô-V- 11 *tre , que lorsqu’il veut faire le bien, il trouve«n lui une loi qui s’y oppose , parce que lemal réside en lui ; qu’il se plaît dans la loi deDieu íelon l’homme intérieur , mais qu’il sentdans ses membres une autre loi qui combat con-tre la loi de son esprit, Sc qui le rend captiffous la loi du péché qui est dans les membresde son corps : qu’ainsi il est tout ensemble fou- f.mis à fa loi de Dieu selon l’eíprit , Sc à la loidu péché selon la chair. Ce nsest point à direcependant que la révolte de la chair contrel’es-prit > qui consiste dans des mouvemens invo-lontaires de la concupiscence auíquels l’esprit& le coeur ne donnent aucun consentement ,soit une désobéissance formelle à la loi de Dieu,
Sc un péché proprement dit. Suivons votreexposition.
2 0 . ,, Le traité du mérite des œuvres est en„ deux livres. Il estdit dans le premier , que la„ félicité éternelle n’eôt pas été une grâce ,
„ mais une récompense méritée dans l’homme,
„ s’il eût persévéré jufqu’à la fin dans le bien ,
„ dans lequel il avoir été créé ; comme on„ doit dire que dans l’homme purifié & ré-„ paré par le sang de Jesus-Christ , qui a été„ versé pour lui , c’est véritablement à cause„ de se s mérites que Dieu , par un juste juge-„ ment, lui rend la vie éternelle qu’il avoir per-„ due ; avec cette différence , que pour l’hcm-„ me innocent > la vie éternelle n’cût été quet> la récompense de son mérite , & que pour
G ij